L’euro a progressé vers le seuil de 1,19 $ hier sur les marchés des changes internationaux, le billet vert ayant subi des ventes bénéficiaires après avoir gagné près de 2 % face à la monnaie unique dès le début de la semaine. À cela aurait contribué l’annonce, hier par le gouvernement allemand, qu’il allait proposer le vice-président de la Bundesbank, Jörgen Stark, pour succéder à Otmar Issing au directoire de la Banque centrale européenne (BCE). La nomination de M. Stark, qui est reputé être un économiste orthodoxe et le plus haussier de tous les officiels chargés de politique monétaire en zone euro, n’a pas tardé à être perçue comme propre à faire pencher la BCE vers une position haussière en matière de taux d’intérêt. Dans cette perspective, les opérateurs ont commencé d’ores et déjà à tabler sur des taux d’intérêt à 3 % en zone euro d’ici à la fin 2006, ce qui a constitué un facteur marginalement favorable à l’euro. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, dans une interview à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel devant paraître aujourd’hui, que la hausse des taux d’intérêt de la BCE est « bonne pour la croissance économique et les créations d’emplois ». Dans ce contexte, les opérateurs ont passé outre à l’annonce par le Conference Board que l’indice composite des principaux indicateurs économiques, qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture aux États-Unis dans les six prochains mois, a augmenté de 0,5 % en novembre. Il en est de même de l’annonce par le département américain du Travail que le nombre de demandes d’allocations chômage a baissé de 13 000 au cours de la semaine close le 17 décembre par rapport à la semaine précédente, pour s’inscrire à 318 000, et qui est passée comme inaperçue. Au contraire, les opérateurs ont fait état du léger recul des prix liés aux dépenses de consommation aux États-Unis de 0,4 % en novembre après une hausse de 0,1 % en octobre, et de 0,9 % en septembre pour prendre leurs récents gains sur le dollar, dans la mesure où ce développement reflète l’absence de signes inflationnistes et met en cause la possibilité de voir les taux d’intérêt américains dépasser 4,5 % l’an prochain. Cela étant, et compte tenu aussi de la fin des transferts d’argent aux États-Unis liés au Homeland Investment Act qui permet aux sociétés américaines de rapatrier leurs bénéfices effectués à l’étranger à un taux de taxation réduit avant la fin de l’année, le dollar s’est montré vulnérable. L’euro en a profité pour recouvrer une partie du terrain qu’il avait perdu dès le début de la semaine, se négociant finalement à New York à 1,1875 $ contre 1,1835 $ la veille, en hausse de 0,34 %.
Wall Street monte encore
À la Bourse de New York, il semble que la traditionnelle hausse de fin d’année soit en train de reprendre, les chiffres macroéconomiques publiés hier aux États-Unis étant plutôt bons et ceux de l’inflation plus encourageants. Les nouvelles en provenance des sociétés, dont la hausse de 33 % du bénéfice net de Research in Motion au 3e trimestre, ont également soutenu la tendance.
Les Bourses européennes ont été, au contraire, moins unanimes à la hausse, souffrant des perspectives de durcissement monétaire en zone euro et du nouvel accès de faiblesse du dollar.
À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont terminé à leurs plus hauts niveaux historiques, soit à 16,91 $ contre 16,55 $ la veille et à 16,83 $ contre 16,49 $ respectivement, après avoir frôlé le seuil de 17,50 $.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro a progressé vers le seuil de 1,19 $ hier sur les marchés des changes internationaux, le billet vert ayant subi des ventes bénéficiaires après avoir gagné près de 2 % face à la monnaie unique dès le début de la semaine. À cela aurait contribué l’annonce, hier par le gouvernement allemand, qu’il allait proposer le vice-président de la Bundesbank, Jörgen Stark, pour succéder à Otmar Issing au directoire de la Banque centrale européenne (BCE). La nomination de M. Stark, qui est reputé être un économiste orthodoxe et le plus haussier de tous les officiels chargés de politique monétaire en zone euro, n’a pas tardé à être perçue comme propre à faire pencher la BCE vers une position haussière en matière de taux d’intérêt. Dans cette perspective, les opérateurs ont commencé d’ores et déjà à...