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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Fléchissement de l’euro face au dollar

L’euro a accentué sa baisse face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux après la publication de chiffres américains, dans l’ensemble positifs, pour le billet vert. À cet égard, les investisseurs ont fait état de l’annonce d’une forte hausse de 5,3 % des mises en chantier de logements aux États-Unis en novembre contre une baisse de 5,6 % en octobre pour racheter le dollar face à toutes les autres grandes monnaies dans la mesure où ce secteur est considéré comme la locomotive de l’économie. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les permis de construire, qui reflètent l’évolution future de ce secteur, ont également augmenté de 2,5 % après une chute de 6,7 % pendant la même période. Le sentiment favorable au dollar ne s’est guère ressenti du net recul de 0,7 % des prix à la production aux États-Unis contre une hausse de 0,7 % pendant la même période, quoique cette faiblesse de l’inflation n’est pas pour encourager la Réserve fédérale (Fed) à relever son principal taux directeur à plus de 4,25 % actuellement. Mais dans la mesure où cette baisse est principalement imputable à celle des prix de l’énergie le mois dernier, et que l’indice de base (hors alimentation et énergie) a progressé de 0,1 % après une baisse de 0,3 % en octobre, cette publication n’a pas été défavorable au dollar. Plus tôt dans la matinée, l’euro avait un peu souffert de la baisse de 2,1 % des commandes à l’industrie française en octobre contre une hausse de 1,8 % en septembre. Il s’était légèrement ressenti aussi de l’annonce par Eurostat d’un équilibre des échanges commerciaux de la zone euro avec le reste du monde en octobre, après un excédent de 2 milliards d’euros en septembre en raison de la diminution de 2,3 % des exportations et de l’augmentation de 0,9 % des importations. Enfin, les opérateurs n’ont guère prêté attention au rapport trimestriel sur la situation économique de la zone euro publié hier par la Commission européenne, évoquant la possibilité d’une hausse d’un demi-point en pourcentage du principal taux directeur de la Banque centrale européenne en 2006. Ils ont, au contraire, continué à se débarrasser de l’euro au profit du dollar, surtout après qu’ils eurent appris qu’une banque américaine, sans plus de précisions, aurait vendu agressivement de l’euro à l’ouverture des échanges américains. Cela étant, la monnaie unique ne tardait pas à s’effriter, se négociant finalement à New York sur un ton très faible à 1,1865 $ contre 1,2005 $ la veille, en baisse de 1,17 %. Solidere à plus de 16 $ La tendance était contrastée hier à la Bourse de New York, le marché ne parvenant pas à progresser malgré des indicateurs économiques américains faisant état d’une inflation contenue et d’un secteur immobilier dynamique. Les opérateurs ont passé outre à la hausse de 2,4 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière ainsi qu’à l’annonce par Morgan Stanley d’une progression de 49 % de son bénéfice net au 4e trimestre. Ils ont été plutôt préoccupés par l’annonce d’une chute de 14 % des ventes de voitures neuves début décembre sur un an aux États-Unis. En revanche, les Bourses européennes ont terminé en légère hausse, soutenue par la chute de l’euro et les bonnes surprises sur l’économie américaine. Elles ont trouvé appui aussi dans la hausse de 3,2 % du trafic aérien en France en octobre. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont allègrement franchi le seuil de 16 $, remontant de 15,87 $ à 16,10 $ et de 15,83 $ à 16,07 $ respectivement. Élie KAHWAGI
L’euro a accentué sa baisse face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux après la publication de chiffres américains, dans l’ensemble positifs, pour le billet vert. À cet égard, les investisseurs ont fait état de l’annonce d’une forte hausse de 5,3 % des mises en chantier de logements aux États-Unis en novembre contre une baisse de 5,6 % en octobre pour racheter le dollar face à toutes les autres grandes monnaies dans la mesure où ce secteur est considéré comme la locomotive de l’économie. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les permis de construire, qui reflètent l’évolution future de ce secteur, ont également augmenté de 2,5 % après une chute de 6,7 % pendant la même période. Le sentiment favorable au dollar ne s’est guère ressenti du net recul de 0,7 % des prix à la...