Rechercher
Rechercher

Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro résistant après la Fed

L’euro était à l’arrêt hier sur les marchés des changes internationaux, les opérateurs ayant estimé devoir ajuster leurs positions au profit du dollar après la forte progression la veille de la monnaie unique. Ce mouvement est intervenu après et même avant la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de relever son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à 4,25 % pour la 13e fois depuis juin 2004. Selon les cambistes, les placeurs de fonds ont été plus ou moins rassurés hier par le communiqué accompagnant cette décision dans la mesure où il leur a apporté quelques éclaircissements sur les perspectives monétaires américaines. À cet égard, ils ont fait état que la Fed, qui a supprimé l’expression « accommodante » en matière de taux dans son communiqué (voir par ailleurs), a laissé entendre que le resserrement du crédit n’est pas encore terminé. Le communiqué a réaffirmé ainsi l’intention de la Fed de continuer à relever son principal taux directeur à un rythme « mesuré », c’est-à-dire à l’aide d’au moins d’autres hausses à 4,50 % et même plus au lieu de 4,25 % actuellement pour enrayer toujours les pressions inflationnistes en provenance de la hausse des prix du pétrole. En effet, un mouvement de correction des excès commis à la baisse du dollar la veille face aux autres grandes monnaies a été observé même avant cette décision de la Fed. L’annonce dans la matinée d’une hausse de 0,3 % des ventes de détail aux États-Unis en novembre, comme en octobre, avait été bien accueillie par le marché. Il en est de même de la hausse de 0,8 % des ventes des stocks des entreprises américaines en octobre à un rythme supérieur à l’augmentation de 0,3 % de ces stocks pendant la même période, préludant à une nouvelle amélioration de la production industrielle aux États-Unis en novembre dont les chiffres sont attendus demain. Mais, il n’en demeure pas moins que l’euro a trouvé hier un certain appui dans la forte hausse de l’indice ZEW, mesurant le moral des investisseurs allemands, de 38,7 points en novembre à 61,6 points en décembre. Cela étant, la monnaie unique est parvenue à achever la journée, à New York, sur un ton résistant à la baisse à 1,1940 $ contre 1,1955 $ la veille, en léger repli de 0,13 %. Hausse des Bourses La Bourse de New York était en hausse hier après le communiqué de la Fed qui a précisé que le cycle de durcissement monétaire était entré dans sa phase finale, même s’il n’est pas tout à fait terminé. Cette précision a donc soulagé les investisseurs qui se sont mis à racheter les actions américaines, surtout celles qui avaient trop baissé la semaine dernière. Ce mouvement a été renforcé aussi dans la nette amélioration des ventes de détail en novembre et des stocks des entreprises en octobre aux États-Unis. L’annonce par Procter & Gamble qu’elle s’attendait à une progression de 25 % à 26 % de ses ventes au 4e trimestre a aussi renforcé le sentiment haussier du marché ainsi que la hausse de 41 % des bénéfices nets de Lehman Brothers au 4e trimestre de son exercice. Les Bourses européennes ont également terminé en hausse, surtout grâce aux pétrolières revigorées par un regain des prix du brut. Le relèvement par Credit Suisse First Boston de sa recommandation sur tout le secteur automobile européen a soutenu la tendance. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a opéré un net rebond hier, portant ses actions A et B de 14,60 $ à 14,78 $ et de 14,46 $ à 14,61 $ respectivement. Élie KAHWAGI
L’euro était à l’arrêt hier sur les marchés des changes internationaux, les opérateurs ayant estimé devoir ajuster leurs positions au profit du dollar après la forte progression la veille de la monnaie unique. Ce mouvement est intervenu après et même avant la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de relever son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à 4,25 % pour la 13e fois depuis juin 2004. Selon les cambistes, les placeurs de fonds ont été plus ou moins rassurés hier par le communiqué accompagnant cette décision dans la mesure où il leur a apporté quelques éclaircissements sur les perspectives monétaires américaines. À cet égard, ils ont fait état que la Fed, qui a supprimé l’expression « accommodante » en matière de taux dans son communiqué (voir par ailleurs),...