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Actualités - Chronologie

Damas accusé de l’assassinat

Entouré d’Antoine Zahra, Élias Atallah, Samir Frangié, Farès Souhaid et Antoine Haddad, Boutros Harb a lu le communiqué final – dont voici de larges extraits – et répondu aux questions des journalistes. « Avec l’assassinat du martyr Gebran Tuéni, le régime syrien renouvelle sa guerre contre le Liban. Cette reprise avait été préparée par les menaces inacceptables formulées par le président de ce régime et ce, malgré la chance sincère que les forces du 14 mars avaient accordée en vue d’une coopération syrienne sérieuse pour découvrir la vérité et ouvrir une nouvelle page avec le Liban. « Après cet assassinat, les forces du 14 mars, réunies, renouvellent leur détermination à poursuivre l’intifada de l’indépendance jusqu’au sauvetage total du pays et elles appellent les Libanais à s’unir pour sauver leur pays et assurer leur avenir et celui de leurs enfants, dans une patrie libre, indépendante et arabe, et dans un État démocratique, puissant et juste. « Les forces du 14 mars annoncent ce qui suit : 1- Elles promettent de poursuivre l’engagement pris par le martyr Gebran Tuéni et se déclarent solidaires avec son père, sa famille et avec l’équipe d’an-Nahar. 2- Elles appuient la décision du gouvernement de demander au Conseil de sécurité la formation d’un tribunal international pour l’assassinat de Rafic Hariri et ses compagnons, et d’élargir les pouvoirs de la commission d’enquête internationale, ou encore d’en créer une spéciale, pour aider les autorités libanaises dans leurs enquêtes sur les divers attentats depuis la tentative d’assassinat contre Marwan Hamadé. Et ce, en raison du lien évident entre ces différentes agressions qui ont été commises par le régime sécuritaire libano-syrien. Un mandat présidentiel prorogé sous la contrainte « 3- Elles demandent au président de la Chambre de convoquer une séance extraordinaire de l’Assemblée, pour examiner la situation très grave, due à la poursuite du feuilleton des attentats, et prendre les décisions destinées à protéger les Libanais. La séance est aussi destinée à soulever le problème du maintien des symboles du régime sécuritaire libano-syrien aux plus hautes fonctions, notamment le président de la République, dont le mandat a été prorogé sous la contrainte, en violation de la Constitution. Ce qui neutralise l’action de l’Exécutif et prolonge la crise qui menace désormais l’indépendance et l’avenir du pays. La séance est aussi destinée à ouvrir un dialogue sérieux pour parvenir à un accord sur les questions nationales urgentes. « 4- Les forces du 14 mars appellent à la poursuite de la reconstitution des services de sécurité en les épurant des partisans de l’ancien système. Elles demandent l’ouverture du dossier de la corruption, notamment celui de la banque al-Madina, en raison de ses liens avec l’assassinat de Rafic Hariri et d’autres actes terroristes. Elles réclament aussi une action de la justice en direction des partisans de l’ancien système et qui continuent à semer la discorde et à vouloir détourner l’enquête. « 5- Elles souhaitent que Amal et le Hezbollah reviennent sur leur décision de suspendre la participation de leurs ministres au gouvernement. Elles demandent que la distinction soit faite entre la légalité internationale à laquelle le Liban appartient et la tutelle internationale que tous les Libanais rejettent. Elles considèrent que les martyrs tombés lors de l’intifada de l’indépendance et ceux tombés lors de la bataille de la libération sont les martyrs du Liban. « Les forces du 14 mars rappellent à cet égard que le Liban est une patrie pour tous ses fils et qu’ils ont tous un même destin. Les tentatives de rechercher des solutions particulières ont échoué et ont entraîné des catastrophes pour l’ensemble du pays. « Les forces du 14 mars rappellent que la souveraineté et l’indépendance du Liban sont des actes collectifs auxquels toutes les parties libanaises ont participé. De même, la chute du régime sécuritaire est une victoire pour tous, car la violation de la volonté nationale, le blocage des institutions et l’absence de comptes à rendre ont touché tous les Libanais et les ont poussés à l’émigration. Les participants ont reçu avec satisfaction le message du président de la Chambre dans lequel il affirme que son mouvement est prêt à participer à une telle réunion, s’il y est convié. » Les présents saluent aussi l’initiative du Bloc du changement et de la réforme et du CPL, qui ont choisi d’assister à l’ouverture de cette réunion, en témoignage de solidarité. Ce qui contribue à réunifier les forces qui ont participé à l’intifada de l’indépendance. « 6- Les forces du 14 mars appellent les Libanais à une grève générale et à la participation la plus massive possible aux obsèques de Gebran Tuéni, pour exprimer leur refus de la poursuite du feuilleton des assassinats. « 7- Les forces du 14 mars considèrent qu’elles sont en réunion permanente et le comité de suivi se réunira après les funérailles pour évaluer la situation et décider d’un plan d’action pour le futur. » Dans ses réponses aux journalistes, Boutros Harb a affirmé que les forces du 14 mars se basent pour accuser la Syrie sur les propos du président syrien Bachar el-Assad qui avait publiquement évoqué un chaos au niveau de toute la région si le régime de Damas était sanctionné dans l’affaire de l’assassinat de Rafic Hariri. Il a aussi déclaré que les aounistes n’étaient pas présents lors des débats et ne connaissent donc pas le contenu du communiqué pour l’approuver.
Entouré d’Antoine Zahra, Élias Atallah, Samir Frangié, Farès Souhaid et Antoine Haddad, Boutros Harb a lu le communiqué final – dont voici de larges extraits – et répondu aux questions des journalistes.
« Avec l’assassinat du martyr Gebran Tuéni, le régime syrien renouvelle sa guerre contre le Liban. Cette reprise avait été préparée par les menaces inacceptables formulées par le président de ce régime et ce, malgré la chance sincère que les forces du 14 mars avaient accordée en vue d’une coopération syrienne sérieuse pour découvrir la vérité et ouvrir une nouvelle page avec le Liban.
« Après cet assassinat, les forces du 14 mars, réunies, renouvellent leur détermination à poursuivre l’intifada de l’indépendance jusqu’au sauvetage total du pays et elles appellent les Libanais à s’unir...