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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro toujours soutenu

Après une semaine d’évolution dans les deux sens, l’euro est parvenu à terminer la semaine sur les marchés des changes internationaux au-dessus du seuil de 1,18 $, au-delà duquel il n’a fait que de brèves incursions hier. D’un côté, la progression de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie américaine, calculé par l’Université du Michigan, de 81,6 points en novembre à 88,7 points en décembre, bien que supérieure aux attentes, n’a pas réussi à faire progresser le dollar. D’un autre côté, le recul important de 2,5 % de la production industrielle française en octobre, après une progression de 0,6 % en septembre, ne devait avoir aucun impact négatif sur l’euro. Il en est de même de la contraction de l’excédent commercial allemand, de 15 milliards EUR en septembre à 12,2 milliards EUR en octobre, qui est passée inaperçue. Les opérateurs sont restés concentrés sur l’orientation future des taux d’intérêt surtout en zone euro. À cet égard, ils ont été très sensibilisés par les propos attribués hier par le quotidien Francfurter Allgemeine Zeitung au président de la Bundesbank, Axel Weber, laissant entendre qu’une nouvelle hausse des taux directeurs dans la zone euro pourrait avoir lieu prochainement. « Les hausses de taux peuvent aussi avoir lieu à court terme et sans longue période de préparation dans la communication de la Banque centrale européenne (BCE), s’il y a danger pour la stabilité des prix », a-t-il prévenu. Dans ce contexte, la perspective de hausse des taux d’intérêt américains d’un quart de point en pourcentage à 4,25 % par la Réserve fédérale (Fed) mardi prochain n’a guère impressionné les marchés car elle a déjà été anticipée. Au contraire, les opérateurs ont été plus attentifs hier aux conjectures selon lesquelles la Fed va signaler à cette occasion que la fin du cycle de resserrement monétaire approche aux États-Unis, ce qui devrait être défavorable au billet vert, de l’avis unanime des cambistes. Cela étant, il n’est guère surprenant que l’euro continue à être bien entouré, se négociant finalement à New York sur un ton soutenu à 1,1815 $ contre 1,1820 $ la veille. Orientation mitigée des Bourses La Bourse de New York était en légère hausse hier sur des ajustements de positions et une chasse aux bonnes affaires. Ce mouvement est intervenu après l’annonce d’une forte hausse de la confiance des consommateurs dans l’économie américaine en décembre. En outre, la détente du pétrole hier, à la veille de la réunion de l’OPEP, semble rassurer les investisseurs qui pensent que l’hiver ne va pas être une période difficile sur le plan des prix de l’énergie. Enfin, l’annonce par l’institut Gartner que les ventes mondiales de semi-conducteurs devraient atteindre en 2005 un niveau record de 235 milliards de $, soit une progression de 6,9 % sur un an, est venue reléguer au second plan le resserrement des prévisions de chiffres d’affaires d’Intel et de Texas Instruments pour le 4e trimestre. Au contraire, les Bourses européennes ont stagné hier, les investisseurs ayant été inquiets des perspectives de remontée des taux d’intérêt en zone euro. Elles ont pâti aussi de la baisse des pétrolières (Total, BP et Royal Dutch-Shell…). La détente des prix du brut hier et la décision du Koweït de réduire sa participation dans BP de 3,45 % à 2,56 % semblent expliquer ce mouvement. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était soutenue par la remontée des bancaires et surtout des actions A et B de Solidere de 14,45 $ à 14,60 $ et de 14,52 $ à 14,58 $ respectivement. Élie KAHWAGI
Après une semaine d’évolution dans les deux sens, l’euro est parvenu à terminer la semaine sur les marchés des changes internationaux au-dessus du seuil de 1,18 $, au-delà duquel il n’a fait que de brèves incursions hier. D’un côté, la progression de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie américaine, calculé par l’Université du Michigan, de 81,6 points en novembre à 88,7 points en décembre, bien que supérieure aux attentes, n’a pas réussi à faire progresser le dollar. D’un autre côté, le recul important de 2,5 % de la production industrielle française en octobre, après une progression de 0,6 % en septembre, ne devait avoir aucun impact négatif sur l’euro. Il en est de même de la contraction de l’excédent commercial allemand, de 15 milliards EUR en septembre à 12,2 milliards...