Douce France ! À entendre Noël Mamère, député écolo vert de rage, il suffirait de résoudre le problème de l’exclusion frappant les jeunes beurs pour stopper net le Salon de l’auto des banlieues. Joli raccourci qu’on pourrait illustrer par ce pensum puissant : « Je suis pauvre, donc je casse. » Visiblement, Noël a dû prendre la sage précaution d’enterrer sa voiture au quatrième sous-sol avant de débiter son verbiage humaniste. Lui, c’est le Nabih Berry français.
Autre agité du bocal, qualifié de « charlot » par ses détracteurs : Olivier Besancenot. Pendant des années, ce postier adepte du jurassic park trotskiste a milité pour les lendemains chantants. Aujourd’hui, il croit sérieusement qu’il fera enfin partie de la chorale. Alors Olivier voit soudain venir le « grand soir », s’excite et appelle les « sauvageons » des cités à la résistance contre ce couvre-feu qui porte atteinte à la liberté d’incendier. On croirait entendre Hassan Nasrallah à bicyclette et rasé de près.
Et puis, de temps en temps, il y a un revenant qui se la ramène : Lionel Jospin, dit Yoyo-la-bérézina, depuis qu’en 2002 il s’est fait doubler par Jean-Marie Le Pen, ouvrant à Jacques Chirac un boulevard vers l’Élysée avec un taux quasi syrien. Quand on entend son argumentation pitoyable à géométrie variable, on se dit vraiment qu’il fait bien de rester dans sa voie de garage de l’île de Ré. Alors lui, c’est indiscutablement le Sélim Hoss de France et de Navarre.
Le tableau serait bien évidemment incomplet sans Nicolas Sarkozy pour qui la banlieue de Paris, c’est l’Arabe qui cache la forêt. Un coup de Karcher à droite pour nettoyer la « racaille », un coup de plumeau à gauche pour faire voter les immigrés. Sarko a dû certainement fréquenter Walid Joumblatt et Michel Aoun.
Voilà comment le Liban fait école. Ne reste plus aux Français qu’à prier bien fort : « Seigneur, donnez-nous notre Villepin quotidien. »
Gaby NASR
Douce France ! À entendre Noël Mamère, député écolo vert de rage, il suffirait de résoudre le problème de l’exclusion frappant les jeunes beurs pour stopper net le Salon de l’auto des banlieues. Joli raccourci qu’on pourrait illustrer par ce pensum puissant : « Je suis pauvre, donc je casse. » Visiblement, Noël a dû prendre la sage précaution d’enterrer sa voiture au quatrième sous-sol avant de débiter son verbiage humaniste. Lui, c’est le Nabih Berry français.
Autre agité du bocal, qualifié de « charlot » par ses détracteurs : Olivier Besancenot. Pendant des années, ce postier adepte du jurassic park trotskiste a milité pour les lendemains chantants. Aujourd’hui, il croit sérieusement qu’il fera enfin partie de la chorale. Alors Olivier voit soudain venir le « grand soir », s’excite et appelle...
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