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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro toujours à l’épreuve

L’euro a testé de nouveaux plus bas depuis un an et demi face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, le billet vert continuant sa remontée face aux principales devises, poussé par un différentiel de taux d’intérêt qui joue toujours en sa faveur. Les investisseurs qui s’attendent à ce que ce différentiel perdure, voire s’accroisse dans les mois à venir, continuent de privilégier la monnaie américaine sous ce rapport. La tendance de fond est toujours celle d’un dollar plus fort, comme en témoignent les plus hauts qu’il ne cesse d’enregistrer après le rapport sur l’emploi aux États-Unis en octobre publié vendredi dernier. Ce rapport a fait état d’une baisse du chômage à 5 % de la population active, contre 5,1 % en septembre, et d’une hausse du salaire horaire de 0,49 % à 16,27 $ pendant la même période et de 2,9 % depuis janvier. L’incapacité de l’euro à progresser hier après l’annonce que la production industrielle en Allemagne a bondi de 1,2 % en septembre comparé au mois précédent, où elle avait accusé un recul de 1,5 %, explique la désaffection des marchés vis-à-vis de la monnaie unique. Cela d’autant que les chiffres des commandes la semaine dernière avaient déjà fait apparaître une tendance similaire, avec une hausse de 2,8 % en septembre après une baisse de 3,8 % en août. Les cambistes s’accordaient donc à penser que ce développement ouvrait la voie à un recul encore plus accentué de l’euro. Ils avançaient à ce sujet le fait que de nombreuses multinationales américaines sont actuellement incitées à rapatrier leurs bénéfices à un taux de taxation réduit en vertu du Homeland Investment Act (HIA). Selon les professionnels, les flux conditionnés au HIA (c’est-à-dire des achats de dollars pour convertir les bénéfices réalisés à l’étranger) constituent certainement un autre facteur primordial dans ce récent mouvement haussier du dollar. Le décor est donc planté pour une période de gains du billet vert face à l’ensemble des devises, dont l’euro qui s’est finalement négocié à New York sur un ton toujours faible autour de ses plus bas niveaux de vendredi dernier. Les Bourses bien orientées La Bourse américaine était en hausse hier, dopée par sa lancée de la semaine dernière, illustrant une confiance retrouvée dans le marché. La tendance est donc restée soutenue par la détente des prix pétroliers et par de solides résultats parmi les valeurs de la distribution. Les valeurs technologiques étaient également en vue, Yahoo ! ayant signé un accord avec le japonais Softbank en vue de racheter sa participation dans ses filiales européennes et coréenne. Il en est de même pour Microsoft qui serait le mieux placé pour acheter une participation dans AOL si Time Warner confirme sa volonté d’ouvrir le capital de sa filiale à un partenaire. Les Bourses européennes ont également terminé en hausse, soutenues par la fermeté du dollar face à l’euro qui a relancé les spéculations sur une hausse des sociétés exportatrices et celles très présentes aux États-Unis, notamment les pharmaceutiques. Le repli du brut, conjugué à l’augmentation de 4,6 % des ventes de Mercedes en octobre, a privilégié les fabricants automobiles. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a été modérément recherchée, ses actions A et B ayant progressé de 13,58$ à 13,59$ et de 13,51$ à 13,53$ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro a testé de nouveaux plus bas depuis un an et demi face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, le billet vert continuant sa remontée face aux principales devises, poussé par un différentiel de taux d’intérêt qui joue toujours en sa faveur. Les investisseurs qui s’attendent à ce que ce différentiel perdure, voire s’accroisse dans les mois à venir, continuent de privilégier la monnaie américaine sous ce rapport. La tendance de fond est toujours celle d’un dollar plus fort, comme en témoignent les plus hauts qu’il ne cesse d’enregistrer après le rapport sur l’emploi aux États-Unis en octobre publié vendredi dernier. Ce rapport a fait état d’une baisse du chômage à 5 % de la population active, contre 5,1 % en septembre, et d’une hausse du salaire horaire de 0,49 % à 16,27 $...