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Actualités - Analyse

ANALYSE Les raids ciblés affaiblissent les Palestiniens, mais menacent tout espoir de paix

Les raids ciblés de l’armée israélienne contre des activistes palestiniens peuvent affaiblir les mouvements armés palestiniens, mais menacent de saboter la trêve informelle respectée tant bien que mal et de provoquer des représailles plus meurtrières, estiment des analystes. « C’est un cercle vicieux d’attaques et de contre-attaques. Souvent, les (opérations ciblées) entraînent plus de violences », souligne l’analyste israélien Yossi Alpher. « Le problème est que ces tactiques militaires ne sont pas accompagnées d’une stratégie pour la paix », déplore-t-il. Pour l’ancien officier de l’armée de l’air devenu universitaire, Isaac Ben Israël, l’intifada a « réellement pris fin à la fin 2003 » à la faveur des campagnes d’arrestation et des opérations ciblées. « Vers la mi-2003, près de 25 % des personnes impliquées dans les attentats-suicide ont été détenues, emprisonnées ou tuées », affirme-t-il. « C’est connu que si 25 à 30 % (des membres) sont neutralisés, le groupe ne peut plus fonctionner comme une organisation intégrée », souligne-t-il. « Le nombre d’attaques a commencé à baisser d’une manière très significative à la fin 2003, et (la situation) était redevenue semblable à celle qui prévalait avant l’intifada », lancée en septembre 2000, affirme-t-il. Dans un pays où la peine de mort n’existe pas, de nombreux Israéliens, particulièrement à gauche, s’opposent à ces « meurtres arbitraires » que sont, selon eux, les opérations de liquidation d’activistes palestiniens. « Mais nous avons un problème terroriste très difficile, qui nous a contraints, comme beaucoup d’autres pays, à contourner les règles », souligne M. Alpher.

Les raids ciblés de l’armée israélienne contre des activistes palestiniens peuvent affaiblir les mouvements armés palestiniens, mais menacent de saboter la trêve informelle respectée tant bien que mal et de provoquer des représailles plus meurtrières, estiment des analystes. « C’est un cercle vicieux d’attaques et de contre-attaques. Souvent, les (opérations ciblées) entraînent plus de violences », souligne l’analyste israélien Yossi Alpher. « Le problème est que ces tactiques militaires ne sont pas accompagnées d’une stratégie pour la paix », déplore-t-il. Pour l’ancien officier de l’armée de l’air devenu universitaire, Isaac Ben Israël, l’intifada a « réellement pris fin à la fin 2003 » à la faveur des campagnes d’arrestation et des opérations ciblées. « Vers la mi-2003, près de 25 %...