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Les insurgés en Irak : des groupes différents mais un objectif commun

L’armée américaine, dont les pertes ont franchi le seuil symbolique des 2 000 morts la semaine dernière, est confrontée en Irak à différents groupes de rebelles d’obédiences islamistes, qui s’accordent sur la nécessité de « combattre l’occupation ». Les principaux groupes sont les suivants : – Organisation el-Qaëda en Mésopotamie. Dirigée par le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, qui a fait allégeance à el-Qaëda de Oussama Ben Laden, elle rassemble la plupart des combattants arabes agissant actuellement en Irak. L’organisation a revendiqué la plupart des attaques contre les rassemblements de candidats à la nouvelle police et/ou à la nouvelle armée irakiennes. Adepte du salafisme (le retour aux sources premières de l’islam), elle lutte contre les Américains non seulement comme « occupants » de l’Irak, mais aussi comme « mécréants ». Elle estime légitime, du point de vue du dogme religieux, de tuer les musulmans collaborant avec « l’occupant », en laissant à « Dieu le soin de reconnaître les siens ». – L’Armée islamique en Irak. Groupe salafiste comptant dans ses rangs des officiers de l’armée dissoute de l’ancien régime. Elle s’est manifestée à l’occasion de la prise d’otages d’un Philippin, libéré après la décision de Manille de retirer d’Irak ses 50 soldats œuvrant au sein de la coalition. Elle a ensuite revendiqué en août 2004 l’enlèvement des journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot, libérés en décembre 2004. Elle a aussi annoncé avoir exécuté un journaliste italien en août 2004 après le refus de l’Italie de retirer ses troupes. En mars 2005, elle a cependant libéré une autre journaliste italienne, Giuliana Sgrena. – Ansar al-Sunna. Organisation salafiste, elle a revendiqué plusieurs opérations contre l’armée américaine et les troupes irakiennes. La plus importante est celle de Mossoul qui s’est soldée par la mort de 22 soldats américains en décembre 2004. Elle aurait des liens avec Ansar al-Islam, un groupe kurde, dont elle ne serait que le prolongement hors du Kurdistan, selon certaines sources. – Les Phalanges de la révolution de 1920/Armée de Mahomet. Elle a affirmé avoir abattu un avion de transport militaire britannique, dans une vidéocassette diffusée par al-Jazira. Selon certaines sources, elle constitue l’aile militaire de la « Résistance nationale islamique ». – Les Emblèmes noirs/Armée secrète islamique : groupe de « djaïnismes » sunnites dont la stratégie est « la destruction des infrastructures pétrolières irakiennes afin de priver les Américains de la rente pétrolière ». – Les Phalanges de Saladin. Le groupe évite d’attaquer les troupes irakiennes. Il a déclaré illicite l’effusion de sang irakien. Outre ces groupes, il existe une nébuleuse de groupuscules d’insurgés actifs, mais qui n’ont jamais revendiqué des opérations militaires en Irak. Quelques jours avant la chute de Bagdad en avril 2003, « le Commandement central des moujahidine arabes » avait affirmé que 8 000 combattants arabes se battaient en Irak. Bombardés par les Américains, ils ont subi de lourdes pertes. Mais certains ont survécu et d’autres sont revenus dans la région de Bagdad après en avoir été chassés.

L’armée américaine, dont les pertes ont franchi le seuil symbolique des 2 000 morts la semaine dernière, est confrontée en Irak à différents groupes de rebelles d’obédiences islamistes, qui s’accordent sur la nécessité de « combattre l’occupation ».
Les principaux groupes sont les suivants :
– Organisation el-Qaëda en Mésopotamie. Dirigée par le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, qui a fait allégeance à el-Qaëda de Oussama Ben Laden, elle rassemble la plupart des combattants arabes agissant actuellement en Irak. L’organisation a revendiqué la plupart des attaques contre les rassemblements de candidats à la nouvelle police et/ou à la nouvelle armée irakiennes. Adepte du salafisme (le retour aux sources premières de l’islam), elle lutte contre les Américains non seulement comme « occupants » de...