Grippe aviaire
Les chasseurs contestent l’interdiction de pratiquer leur sport favori
le 27 octobre 2005 à 00h00
Les mises en garde de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Organisation internationale des épizooties (OIE) et des autorités libanaises sur les risques d’une pandémie de grippe aviaire n’ont été contestées que par les... chasseurs. Refusant d’accepter que leur activité favorite leur soit interdite encore une fois (il faut signaler que la décision d’ouverture de la chasse n’avait dans tous les cas pas été prise, même sans risque de virus de grippe aviaire), l’Association des amateurs de chasse au Liban a publié hier un communiqué exhortant les autorités libanaises à revenir sur leur décision. Ces amateurs de chasse oublient à coup sûr que ces mesures sont prises pour les protéger, parce que c’est un contact avec l’oiseau vivant, blessé ou fraîchement mort qui pourrait leur valoir de contracter (et de passer peut-être aux autres) ce virus pour lequel aucun remède n’a encore été trouvé...
Les arguments sur lesquels s’appuie cette association tournent principalement autour du fait que le puissant virus H5N1 n’a pas encore été détecté au Liban, et qu’aucun chasseur n’a encore été atteint dans le monde. À cela, le communiqué ajoute qu’« aucun cas n’a été décelé au sein des populations d’oiseaux migrateurs de toutes sortes lors de leur passage au Liban, en raison du fait que des oiseaux malades n’auraient pas pu arriver jusque-là et couvrir de telles distances ».
Ce serait négliger le fait que certains oiseaux sont des porteurs sains, comme les canards, et que la période d’incubation peut durer plusieurs jours chez les oiseaux sauvages.
Les chasseurs dénoncent fortement la décision du ministre de l’Environnement d’interdire la chasse pour les années 2005 et 2006, trouvant qu’il s’agit d’une décision « illégale », et soulignant que la saison de migration se termine au Liban début novembre. Ils se déclarent prêts à mettre à la disposition des ministères concernés tous leurs moyens pour une meilleure observation des oiseaux migrateurs.
Enfin, l’association a déclaré qu’elle tiendra une conférence de presse le 1er novembre à 16h, au club de la presse au centre-ville.
Les mises en garde de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Organisation internationale des épizooties (OIE) et des autorités libanaises sur les risques d’une pandémie de grippe aviaire n’ont été contestées que par les... chasseurs. Refusant d’accepter que leur activité favorite leur soit interdite encore une fois (il faut signaler que la décision d’ouverture de la chasse n’avait dans tous les cas pas été prise, même sans risque de virus de grippe aviaire), l’Association des amateurs de chasse au Liban a publié hier un communiqué exhortant les autorités libanaises à revenir sur leur décision. Ces amateurs de chasse oublient à coup sûr que ces mesures sont prises pour les protéger, parce que c’est un contact avec l’oiseau vivant, blessé ou fraîchement mort qui pourrait leur valoir de...
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