Lyon, qui avait réalisé jusqu’ici un début de saison sans accroc en L1 de football et en Ligue des champions, a chuté à Nantes en 16e de finale de la Coupe de la Ligue, s’inclinant aux tirs au but (4-3, 1-1 a.p.), un exercice décidément maudit pour l’OL.
C’est la quatrième élimination aux tirs au but en cinq saisons en Coupe de la Ligue pour le quadruple champion de France. À cela il faut ajouter deux éliminations la saison passée aux tirs au but, en Coupe de France en 8e de finale face à Clermont (L2), et en quart de finale de la Ligue des champions sur le terrain des Néerlandais du PSV Eindhoven.
« Ce n’est pas encore une habitude, mais c’est une répétition : je crois qu’on va se mettre un challenge de plus, gagner la Coupe de France et la Ligue des champions aux penalties ! » ironisait le président rhodanien Jean-Michel Aulas.
« Les tirs au but, c’est toujours un peu une question de chance, ça ne se travaille pas vraiment, même si là, on l’a fait à la veille du match », commentait Sidney Govou, qui avait arraché l’égalisation in extremis à la 90e minute.
« Est-ce que c’est une malédiction ? C’est vrai en tout cas que ça fait beaucoup, regrettait encore l’attaquant international. Les tirs au but, c’est surtout mental. L’état de fraîcheur joue beaucoup après la prolongation, mais il faut surtout bien faire le vide dans sa tête face au gardien. »
« Monsieur penalty »
Et Govou admettait aussi être tombé sur « un bon gardien ». Le portier et capitaine nantais Mickaël Landreau est en effet le « Monsieur penalty » du football français. Mardi au bout la nuit, il a fait honneur à sa réputation en arrêtant les tirs de Florent Malouda et de John Carew, propulsant son équipe en 8e de finale.
L’entraîneur lyonnais Gérard Houllier faisait la fine bouche: « Landreau était peut-être un peu devant sa ligne, un peu avancé, il faut voir les images. Mais je n’ai pas d’amertume, même si je n’aime pas perdre. »
Le portier des Canaris réfutait ces sous-entendus. « Contre Carew, je me suis dit qu’il allait tirer en force, confiait le capitaine nantais. Je ne pense pas être trop avancé. Je pars bien de derrière. Une fois à Auxerre, c’était contre Cissé, j’étais vraiment trop avancé, mais là, non. »
La question des tirs au but était détournée par M. Aulas, qui soulignait que son équipe – composée avec de nombreux remplaçants au coup d’envoi – aurait dû faire la différence dans le jeu avant d’en arriver là.
« Le foot, c’est une école d’humilité, martelait-il. Certains joueurs lyonnais ont été très suffisants et il faut l’être un peu moins quand on vient à Nantes. Certains ont été un peu insignifiants, je n’ai rien dit dans le vestiaire mais je n’en pense pas moins. »
Les doublures rhodaniennes peu convaincantes – Lamine Diatta, Pierre-Alain Frau et Benoît Pedretti – ont du souci à se faire.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Lyon, qui avait réalisé jusqu’ici un début de saison sans accroc en L1 de football et en Ligue des champions, a chuté à Nantes en 16e de finale de la Coupe de la Ligue, s’inclinant aux tirs au but (4-3, 1-1 a.p.), un exercice décidément maudit pour l’OL.
C’est la quatrième élimination aux tirs au but en cinq saisons en Coupe de la Ligue pour le quadruple champion de France. À cela il faut ajouter deux éliminations la saison passée aux tirs au but, en Coupe de France en 8e de finale face à Clermont (L2), et en quart de finale de la Ligue des champions sur le terrain des Néerlandais du PSV Eindhoven.
« Ce n’est pas encore une habitude, mais c’est une répétition : je crois qu’on va se mettre un challenge de plus, gagner la Coupe de France et la Ligue des champions aux penalties ! » ironisait le président...