Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les ciné-clubs

A Tale of Two Sisters (Deux sœurs), de Kim Jee-woon (2003) Deux sœurs appartient à cette nouvelle vague de films asiatiques qui se situent entre fantastique et horreur. Un des pionniers et principaux déclencheurs de ce courant fut le roman de Kôji Suzuki, Ringu, adapté avec succès au Japon par Hideo Nakata (Ring, 1998). Le film est l’adaptation d’un conte populaire coréen intitulé Rose et fleur lotus. Ce récit fut créé par un conteur anonyme et transmis oralement au fil des siècles. La popularité de ce conte est telle que durant le XXe siècle, l’histoire fut adaptée à la télévision, sur scène et cinq fois au cinéma avant la version de Jee-woon. Le cinéaste traite du dysfonctionnement familial à travers l’épouvante. Si les décors, l’atmosphère, les ambiances visuelles et sonores font naître l’adrénaline, le scénario imprévisible et des personnages à la psychologie insaisissable participent également à créer l’angoisse. L’histoire : deux sœurs inséparables reviennent après une longue absence dans leur maison familiale isolée à la campagne. Elles sont accueillies par leur belle-mère qu’elles ne supportent pas. Des événements étranges se produisent. Complot ou présence surnaturelle ? Avec Im Soo-jun, Moon Geun-Young et Yeom Jeong-A. Ciné-club de l’ALBA, vendredi 21 octobre à 19h La grande illusion, de Jean Renoir (1937) Ce serait lors du tournage de Toni, en 1934, que Jean Renoir aurait eu l’idée du scénario de La grande illusion. Il rencontra le général Pinsard, qu’il avait connu pendant la Première Guerre mondiale. Celui-ci lui raconta ses souvenirs de pilote de chasse mais surtout de prisonnier et d’évadé. Le réalisateur s’inspira également de ses propres souvenirs de guerre puisqu’il servit comme officier en 1914-1918. Compagnon de route du Parti communiste, Jean Renoir entend montrer dans ce film que les différences sont moins grandes entre nations qu’entre classes sociales. Ainsi, les deux officiers de cavalerie français et allemand sympathisent malgré la guerre qui oppose leurs deux armées. Le pendant de ces deux aristocrates est représenté par Jean Gabin, officier prolétaire. Bien que certains détracteurs interprétèrent les idées pacifistes du film comme de l’antimilitarisme, La grande illusion connut néanmoins un énorme succès critique et commercial lors de sa sortie. L’histoire : pendant la Première guerre mondiale, le capitaine Boeldieu et le lieutenant Maréchal sont faits prisonniers au camp Hallbach. Ils font connaissance avec leurs nouveaux « compagnons de chambrée », prisonniers comme eux : Rosenthal, un bourgeois parisien, Cartier, un acteur, et deux autres officiers. Ensemble, ils décident de tout mettre en œuvre pour s’évader et se mettent à creuser un souterrain. Alors que leur labeur touche à sa fin, ils apprennent qu’ils vont être transférés dans un autre camp... Avec Jean Gabin, Eric Von Stroheim, Pierre Freysnay et Marcel Dalio. Auditorium de l’Esa, mardi 25 octobre à 20h30 L’homme du train, de Patrice Leconte (2002) Patrice Leconte offre là un récit intimiste, une comédie étrange et décalée servie par des dialogues bien pensés et un scénario bien huilé. Côté technique, il opte pour un traitement original du son, de l’image, du cadrage et de l’éclairage. Le tout est en effet volontairement stylisé. Côté casting, Jean Rochefort et Johnny Hallyday présentent un duo crépusculaire aussi émouvant qu’efficace. Alors que le premier reste égal à lui-même et jongle entre cynisme et tendresse, le deuxième surprend dans une interprétation en nuance. À titre indicatif, L’homme du train marque la septième collaboration entre Jean Rochefort et le cinéaste. Quant au chanteur Hallyday, il n’en est pas ici à ses débuts sur grand écran. Il a déjà fait une apparition en 1954 dans Les diaboliques de Henri-Georges Clouzot et a tenu les rôles principaux de plusieurs films comme Détective (1984) de Jean-Luc Godard ou encore Love Me (1999) de Laetitia Masson. L’histoire : un mystérieux étranger descend d’un train et fait son apparition dans une petite ville. Cet individu au visage marqué, ayant pour unique bagage un sac de voyage, entre dans une pharmacie sur le point de fermer pour acheter de l’aspirine. Il fait alors la rencontre d’un professeur de français à la retraite qui lui propose de prendre un verre d’eau chez lui. Alors que tout les oppose, ils vont sympathiser et se rendre compte que l’un aurait voulu avoir la vie de l’autre. L’ancien enseignant se rêvait aventurier, tandis que le voyageur s’envisageait pantouflard. Avec Johnny Hallyday, Jean Rochefort et Charlie Nelson. CCF, salle Montaigne, mercredi 26 octobre à 19h15
A Tale of Two Sisters (Deux sœurs),
de Kim Jee-woon (2003)
Deux sœurs appartient à cette nouvelle vague de films asiatiques qui se situent entre fantastique et horreur. Un des pionniers et principaux déclencheurs de ce courant fut le roman de Kôji Suzuki, Ringu, adapté avec succès au Japon par Hideo Nakata (Ring, 1998).
Le film est l’adaptation d’un conte populaire coréen intitulé Rose et fleur lotus. Ce récit fut créé par un conteur anonyme et transmis oralement au fil des siècles. La popularité de ce conte est telle que durant le XXe siècle, l’histoire fut adaptée à la télévision, sur scène et cinq fois au cinéma avant la version de Jee-woon.
Le cinéaste traite du dysfonctionnement familial à travers l’épouvante. Si les décors, l’atmosphère, les ambiances visuelles et sonores font naître...