D’abord changer de sujet afin de ne pas déprimer comme Ghazi Kanaan qui, comme le prétendent les mauvaises langues, s’est suicidé de quatre balles dans le dos avant de se jeter dans les eaux du Barada. Sortir un peu de la moulinette autour du rapport Mehlis et de la niaise polémique opposant deux camps, toujours les mêmes : d’un côté les assassins qui prétendent que le document est vide, de l’autre les neuneus qui s’attendent à voir un clip montrant Bachar el-Assad himself appuyant sur la télécommande.
Cette semaine, il a bien fallu embarquer dans la machine à remonter le temps pour voir Anouar Raja, sous-fifre d’Ahmed Jibril du FPLP-CG, raconter à Fouad Siniora comment il compte libérer la Palestine à partir de Naamé et Deir el-Achaër. Emporté par son goût du verbe ronflant, l’intermittent du neurone s’est efforcé d’expliquer comment, à l’heure des fusées balistiques et des missiles guidés par satellite, le kalachnikov antédiluvien palestinien représentait un choix stratégique face à Israël. Ariel Sharon et sa cohorte d’agités de la kippa n’ont qu’à bien se tenir.
Le lendemain, rebelote. Anouar en rajoute dans l’arabisme singulier et remet le couvert devant Walid Joumblatt qui se retenait de pouffer : pas question de ranger le fusil palestinien, seule garantie pour un retour en Palestine. Transmis à Mahmoud Abbas, qui doit raffoler à l’idée d’enrichir les bidonvilles de Gaza d’une nouvelle noria de patibulaires armés, qui s’en viendront cliqueter de la culasse au milieu des myriades de groupuscules, de leurs dissidents, des mutins de leurs dissidents et des réfractaires à leurs mutins.
Entre-temps, cela n’a pas empêché Anouar Raja de proférer quelques platitudes bien senties sur le sujet. À défaut de trouver une solution à la question palestinienne, il est toujours tentant de s’en servir. Marteler des lieux communs sur le refus de l’implantation et les complots sionistes lui évite momentanément d’avoir à parler des armes et des autres sujets qui fâchent.
Pauvre Anouar Raja ! Avec deux prénoms, comment se faire un nom ?
Gaby NASR
D’abord changer de sujet afin de ne pas déprimer comme Ghazi Kanaan qui, comme le prétendent les mauvaises langues, s’est suicidé de quatre balles dans le dos avant de se jeter dans les eaux du Barada. Sortir un peu de la moulinette autour du rapport Mehlis et de la niaise polémique opposant deux camps, toujours les mêmes : d’un côté les assassins qui prétendent que le document est vide, de l’autre les neuneus qui s’attendent à voir un clip montrant Bachar el-Assad himself appuyant sur la télécommande.
Cette semaine, il a bien fallu embarquer dans la machine à remonter le temps pour voir Anouar Raja, sous-fifre d’Ahmed Jibril du FPLP-CG, raconter à Fouad Siniora comment il compte libérer la Palestine à partir de Naamé et Deir el-Achaër. Emporté par son goût du verbe ronflant, l’intermittent du neurone...
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