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Actualités - Chronologie

Interrogations en Syrie sur le lien avec le rapport Mehlis

Le « suicide » de Ghazi Kanaan a suscité hier des interrogations à Damas sur le rôle du ministre de l’Intérieur dans l’assassinat de Rafic Hariri en février dernier. « Tout le monde est sous le choc. Personne ne s’attendait au suicide de Ghazi Kanaan, qui était le plus important officier de la sécurité dans le monde arabe depuis la deuxième moitié du XXe siècle », a ainsi affirmé l’analyste syrien Michel Kilo, cité par l’AFP, dans une dépêche datée de Damas. « Kanaan avait entre les mains tous les dossiers importants sur le Liban et la Palestine, et ceux ayant trait à plusieurs pays de la région, comme Israël, l’Iran ou l’Égypte », ajoute le politologue. Ghazi Kanaan « avait une grande expérience dans la gestion sécuritaire d’une société comprenant de nombreuses mouvances politiques », souligne-t-il. Un autre analyste, qui a requis l’anonymat, note « la coïncidence » de la mort de Kanaan avec la publication, prévue le 21 octobre, du rapport de la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Hariri, conduite par le magistrat allemand Detlev Mehlis. « Ceci soulève des questions sur un éventuel lien entre ce suicide et l’affaire Rafic Hariri », estime l’analyste. Le général Kanaan, qui était proche de Rafic Hariri, « avait pris ses distances avec la gestion de l’affaire libanaise » plusieurs mois avant le retrait de l’armée syrienne du Liban en avril 2005, souligne un diplomate arabe en poste à Damas. Selon lui, Ghazi Kanaan s’était « opposé » aussi à la reconduction du mandat du président Émile Lahoud, imposée par Damas en septembre 2004. À Damas, une grande discrétion règne depuis l’annonce de la mort du général Kanaan. « Jusqu’à présent, nous n’en connaissons pas la raison », a affirmé le ministre syrien de l’Information, Mahdi Dakhlallah, à la télévision qatariote al-Jazira. Interrogé sur la « coïncidence » entre la mort de Ghazi Kanaan et la publication du rapport Mehlis, le ministre syrien a déclaré que dans cette région du Moyen-Orient, « toutes les périodes sont délicates » en ce moment. Mais, a-t-il ajouté, « les résultats de la commission d’enquête dirigée par Mehlis sont désormais connus. Il n’y a aucune preuve impliquant la Syrie » dans cette affaire, a-t-il assuré.
Le « suicide » de Ghazi Kanaan a suscité hier des interrogations à Damas sur le rôle du ministre de l’Intérieur dans l’assassinat de Rafic Hariri en février dernier.
« Tout le monde est sous le choc. Personne ne s’attendait au suicide de Ghazi Kanaan, qui était le plus important officier de la sécurité dans le monde arabe depuis la deuxième moitié du XXe siècle », a ainsi affirmé l’analyste syrien Michel Kilo, cité par l’AFP, dans une dépêche datée de Damas.
« Kanaan avait entre les mains tous les dossiers importants sur le Liban et la Palestine, et ceux ayant trait à plusieurs pays de la région, comme Israël, l’Iran ou l’Égypte », ajoute le politologue.
Ghazi Kanaan « avait une grande expérience dans la gestion sécuritaire d’une société comprenant de nombreuses mouvances politiques »,...