MSF met en garde contre les risques d’épidémie à Muzaffarabad
le 12 octobre 2005 à 00h00
Médecins sans frontières (MSF) a mis en garde hier contre les risques d’épidémies, notamment dans la ville ravagée de Muzaffarabad, au Cachemire pakistanais, après le puissant séisme de samedi, mais les autorités ont dit qu’elles s’efforçaient de prendre des « mesures préventives ». La présence de nombreux cadavres, encore ensevelis sous les décombres, et les difficultés à trouver de l’eau potable sont les principaux facteurs de préoccupation. Avant le début des orages torrentiels dans le nord du Pakistan, Isabelle Simpson, chef de MSF dans ce pays, a indiqué que des membres de son organisation humanitaire à Muzaffarabad s’inquiétaient d’une éventuelle « contamination » de l’eau, qui pourrait entraîner des épidémies. La ville a été « plus détruite que ce qu’on pensait » : des milliers de personnes sont sans abri, c’est pourquoi « il y a un fort potentiel de risques sanitaires », a dit Mme Simpson. Les autorités pakistanaises ont, pour leur part, admis l’existence de risques d’épidémies, tout en soulignant qu’elles faisaient le maximum pour les minimiser. Muzaffarabad a été aux trois quarts détruite par le séisme de 7,6 sur l’échelle de Richter qui a frappé le nord du Pakistan. Plus de 11 000 personnes ont trouvé la mort dans cette ville de plus de 125 000 habitants, selon une estimation du ministre pakistanais de l’Intérieur.
Les Nations unies ont également mis en garde contre les risques d’épidémie. « Il y a toujours ce danger », a déclaré Andrew MacLeod, un des porte-parole du bureau des affaires humanitaires de l’ONU à Genève. « Dans les catastrophes de ce type, où il y a tant de cadavres, il y a un risque incroyable » d’épidémies, a-t-il dit.
Médecins sans frontières (MSF) a mis en garde hier contre les risques d’épidémies, notamment dans la ville ravagée de Muzaffarabad, au Cachemire pakistanais, après le puissant séisme de samedi, mais les autorités ont dit qu’elles s’efforçaient de prendre des « mesures préventives ». La présence de nombreux cadavres, encore ensevelis sous les décombres, et les difficultés à trouver de l’eau potable sont les principaux facteurs de préoccupation. Avant le début des orages torrentiels dans le nord du Pakistan, Isabelle Simpson, chef de MSF dans ce pays, a indiqué que des membres de son organisation humanitaire à Muzaffarabad s’inquiétaient d’une éventuelle « contamination » de l’eau, qui pourrait entraîner des épidémies. La ville a été « plus détruite que ce qu’on pensait » : des milliers de...
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