Azerbaïdjan
Un opposant met en garde
contre la déstabilisation du pays
le 11 octobre 2005 à 00h00
Un dirigeant de l’opposition azerbaïdjanaise en exil aux États-Unis a mis en garde hier le gouvernement de son pays contre le danger d’une perte de contrôle de la situation si la force était à nouveau employée contre des manifestants à l’approche des élections. « Une nouvelle répression de manifestation de l’opposition par la force dans la capitale peut s’avérer la goutte d’eau qui va faire déborder le vase et la situation peut alors devenir incontrôlable », déclare Rassoul Gouliev, ancien président du Parlement azerbaïdjanais, dans un entretien accordé au téléphone au quotidien Nezavissimaïa Gazeta.
Chef du Parti démocratique d’Azerbaïdjan, une des trois formations de la coalition Azadliq (Liberté), et candidat aux législatives du 6 novembre, M. Gouliev estime que la situation est devenue complexe « au point que pourrait être mise en doute l’organisation même des élections ». « Le peuple peut être provoqué à commettre des actes extrêmes. Dans un tel cas, je ne réponds pas du sort de ceux qui sont actuellement au pouvoir en Azerbaïdjan », a averti M. Gouliev qui a quitté son pays en 1996 après être entré en conflit avec le pouvoir de l’ancien président Heidar Aliev. Accusé de corruption, il n’est pas rentré depuis dans son pays. Selon lui, Washington est contre « la moindre déstabilisation du pays », mais « si le peuple est trompé (...) les États-Unis soutiendront les mouvements de protestation populaires ».
Un dirigeant de l’opposition azerbaïdjanaise en exil aux États-Unis a mis en garde hier le gouvernement de son pays contre le danger d’une perte de contrôle de la situation si la force était à nouveau employée contre des manifestants à l’approche des élections. « Une nouvelle répression de manifestation de l’opposition par la force dans la capitale peut s’avérer la goutte d’eau qui va faire déborder le vase et la situation peut alors devenir incontrôlable », déclare Rassoul Gouliev, ancien président du Parlement azerbaïdjanais, dans un entretien accordé au téléphone au quotidien Nezavissimaïa Gazeta.
Chef du Parti démocratique d’Azerbaïdjan, une des trois formations de la coalition Azadliq (Liberté), et candidat aux législatives du 6 novembre, M. Gouliev estime que la situation est devenue...
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