Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Pour Klinsmann et la Mannschaft, le temps commence à manquer

À huit mois du coup d’envoi de « leur » Coupe du monde à domicile, l’équipe d’Allemagne de football et son sélectionneur, Jürgen Klinsmann, sont sous le feu de la critique après la défaite subie samedi à Istanbul face à la Turquie (1-2). Le 9 juin prochain, l’Allemagne ouvrira le Mondial 2006 devant 66 000 spectateurs à Munich : d’ici là, elle devra s’être trouvé une défense solide, avoir prouvé qu’elle peut se passer de son maître à jouer et capitaine Michael Ballack, et mis de l’ordre dans le foisonnement d’idées de son sélectionneur. Ce sont en effet les enseignements de la défaite samedi face à la Turquie au stade olympique Atatürk : en 45 minutes – la 2e période servant au sélectionneur turc de revue d’effectifs avant la rencontre capitale pour la qualification au Mondial 2006 mercredi contre l’Albanie –, les Turcs ont exposé les faiblesses actuelles de la « Mannschaft ». L’attaquant de Besiktas (1re division turque), Metin Tomer, et Halil Altintop, meilleur buteur actuel de la Bundesliga sous le maillot de Kaiserslautern, ont littéralement passé à la moulinette la défense allemande. Tirs de loin, slalom dans la surface de réparation, les deux attaquants turcs n’ont eu aucun mal à se jouer de la charnière centrale de la « Mannschaft » : Lukas Sinkiewicz, 19 ans, et Per Mertesacker, 21 ans, avec, à leur gauche, Marcell Jansen, 19 ans, 22 sélections à eux trois. Mais plus qu’une erreur de casting, la prestation de la défense traduit la nervosité qui s’est emparée de la sélection depuis quelques mois. Une nervosité alimentée par les atermoiements et/ou expérimentations de Jürgen Klinsmann qui retourne l’équation de la défense dans tous les sens. En vain : elle reste pour le moment à quatre... inconnus. Depuis son intronisation, en août 2004, le bilan de Klinsmann reste largement positif : onze victoires, 5 nuls, quatre défaites et une 3e place à la Coupe des confédérations derrière le Brésil et l’Argentine. Mais la « Mannschaft » vient successivement de perdre contre la Slovaquie (0-2) et la Turquie (1-2), après avoir arraché en août un nul chanceux (2-2) face aux Pays-Bas et battu la faible Afrique du Sud (4-2). Comme le prouvent les 30 buts encaissés pour 49 marqués de l’ère Klinsmann, le problème de la défense n’est pas nouveau, mais il n’inquiétait pas outre mesure puisque l’attaque compensait largement. Or l’absence de Michael Ballack, grippé, samedi soir à Istanbul, a montré que l’Allemagne était dépendante du maître à jouer bavarois : son remplaçant d’un soir, Tim Borowski du Werder Brême, a été transparent, incapable d’alimenter Lukas Podolski, seul à surnager à la pointe de l’attaque allemande. Critiqué dans la presse dimanche, Jürgen Klinsmann reste pourtant philosophe : « Nous sommes dans les temps pour atteindre notre objectif, les jeunes joueurs ont besoin de défaites pour progresser. »
À huit mois du coup d’envoi de « leur » Coupe du monde à domicile, l’équipe d’Allemagne de football et son sélectionneur, Jürgen Klinsmann, sont sous le feu de la critique après la défaite subie samedi à Istanbul face à la Turquie (1-2).
Le 9 juin prochain, l’Allemagne ouvrira le Mondial 2006 devant 66 000 spectateurs à Munich : d’ici là, elle devra s’être trouvé une défense solide, avoir prouvé qu’elle peut se passer de son maître à jouer et capitaine Michael Ballack, et mis de l’ordre dans le foisonnement d’idées de son sélectionneur.
Ce sont en effet les enseignements de la défaite samedi face à la Turquie au stade olympique Atatürk : en 45 minutes – la 2e période servant au sélectionneur turc de revue d’effectifs avant la rencontre capitale pour la qualification au Mondial 2006...