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Allemagne Le SPD maintient la candidature de Schröder à la chancellerie

Le Parti social-démocrate allemand (SPD) maintient la candidature à la chancellerie du chancelier sortant Gerhard Schröder face à celle des Unions chrétiennes (CDU-CSU) de sa rivale Angela Merkel en vue de la formation d’un gouvernement de « grande coalition », a annoncé hier soir le président du SPD, Franz Müntefering. «L’objectif du SPD est que Gerhard Schröder reste le chancelier de la République fédérale d’Allemagne », a déclaré Franz Müntefering lors d’une conférence de presse à Berlin, à l’issue d’une réunion du présidium du SPD. « Nous sommes deux partenaires égaux », a-t-il dit au sujet du SPD et de la CDU-CSU. « Il faut arriver à tenir compte du fait que nous sommes le parti le plus important et que la CDU-CSU constitue le groupe parlementaire le plus important », à l’issue des élections législatives anticipées du 18 septembre. « Avant l’ouverture de véritables négociations sur le futur gouvernement, il n’y aura pas de décision quant aux personnes », a-t-il ajouté. Les deux partis conservateurs, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et sa petite sœur bavaroise de l’Union chrétienne-sociale (CSU), ont obtenu ensemble 226 sièges, contre 222 pour le SPD. Plus tôt dans la journée, le chancelier Gerhard Schröder avait laissé entendre, pour la première fois, qu’il pourrait renoncer à diriger un gouvernement de « grande coalition » avec les conservateurs d’Angela Merkel, engagée avec lui depuis deux semaines dans un bras de fer pour le poste de chancelier. « J’accepterai toute décision de mon parti », avait-il dit avant le début de la réunion extraordinaire du présidium du SPD, alors que l’Allemagne célébrait sa fête nationale, jour du 15e anniversaire de la réunification. « Je ne veux pas être un obstacle à la poursuite du processus de réformes que j’ai engagé et à la formation d’un gouvernement stable en Allemagne », avait-il précisé dans une interview à la télévision RTL. Interrogé sur ses prétentions à rester chancelier, il avait indiqué : « Il ne s’agit pas de mes prétentions personnelles et encore moins de ma personne. Il s’agit de la revendication politique de mon parti à diriger un gouvernement, une question sur laquelle seule la direction de mon parti peut prendre une décision. » Les deux grands « partis populaires », engagés sur la voie de la « grande coalition », la seule capable de déboucher sur une majorité absolue en sièges confortable et stable, butent donc toujours sur la question du chancelier, ou de la chancelière. Les deux camps doivent se retrouver demain pour un troisième tour de table. Le SPD estime que CDU et CSU sont deux partis distincts et que les électeurs, en ne donnant pas de clair mandat à la droite – Angela Merkel a enregistré le troisième plus mauvais score de l’après-guerre pour la CDU-CSU –, ont plébiscité les réformes sociales engagées par Gerhard Schröder. Demain, CDU-CSU et SPD doivent en tout état de cause se retrouver pour une nouvelle séance de « consultations exploratoires », avec, a priori, d’un côté Angela Merkel et Edmund Stoiber, président de la CSU, et de l’autre Gerhard Schröder et Franz Müntefering pour le SPD.

Le Parti social-démocrate allemand (SPD) maintient la candidature à la chancellerie du chancelier sortant Gerhard Schröder face à celle des Unions chrétiennes (CDU-CSU) de sa rivale Angela Merkel en vue de la formation d’un gouvernement de « grande coalition », a annoncé hier soir le président du SPD, Franz Müntefering.
«L’objectif du SPD est que Gerhard Schröder reste le chancelier de la République fédérale d’Allemagne », a déclaré Franz Müntefering lors d’une conférence de presse à Berlin, à l’issue d’une réunion du présidium du SPD.
« Nous sommes deux partenaires égaux », a-t-il dit au sujet du SPD et de la CDU-CSU. « Il faut arriver à tenir compte du fait que nous sommes le parti le plus important et que la CDU-CSU constitue le groupe parlementaire le plus important », à l’issue des...