Pardon d’en avoir oublié le titre. C’est un roman dont le héros est un reporter de guerre. Tout pays où l’on s’entretue est le sien. Il reconnaît que ce n’est pas moral, ce plaisir de vivre sous la menace des bombes et de la destruction, mais c’est son plaisir à lui. Simplement parce que la guerre supprime le souci du lendemain. Elle vous oblige à vivre au jour le jour, sans projets, sans perspectives, sans autre souci que de survivre jusqu’à l’heure qui suit. La guerre, c’est la peur, l’adrénaline à haute dose qui vous rend presque euphorique, la peur franche et fraîche, le poker permanent. L’auteur ne le dit pas, mais cette peur-là, c’est presque de la joie. Il l’oppose à l’angoisse reptile et sournoise des pays où tout va bien. Celle de l’avenir, du chômage, de la vieillesse, de la...
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IMPRESSION Le mois de May
Par ABOUDIB FIFI, le 01 octobre 2005 à 00h00
Pardon d’en avoir oublié le titre. C’est un roman dont le héros est un reporter de guerre. Tout pays où l’on s’entretue est le sien. Il reconnaît que ce n’est pas moral, ce plaisir de vivre sous la menace des bombes et de la destruction, mais c’est son plaisir à lui. Simplement parce que la guerre supprime le souci du lendemain. Elle vous oblige à vivre au jour le jour, sans projets, sans perspectives, sans autre souci que de survivre jusqu’à l’heure qui suit. La guerre, c’est la peur, l’adrénaline à haute dose qui vous rend presque euphorique, la peur franche et fraîche, le poker permanent. L’auteur ne le dit pas, mais cette peur-là, c’est presque de la joie. Il l’oppose à l’angoisse reptile et sournoise des pays où tout va bien. Celle de l’avenir, du chômage, de la vieillesse, de la...


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