Comme le temps passe ! Près d’une semaine après le tragique attentat de dimanche dernier, il ne s’est pas encore trouvé un seul âne de service pour nous expliquer qu’il s’agissait d’un complot israélien. Il est vrai que là-bas, ce baril d’Ariel est trop occupé à laver plus rouge à Gaza pour se pencher sur notre misère.
Loupé donc pour les Hébreux. Qu’à cela ne tienne, à défaut d’Israéliens à se mettre sous la dent, les deux ou trois comiques troupiers au sein du gouvernement s’astiquent le neurone orphelin pour tenter de faire porter le chapeau aux Américains. Ainsi, ils font une crise d’hyperthermie à l’idée de voir les limiers du FBI fourrer leur truffe dans l’enquête. N’est-il pas proprement scandaleux que des pandores US munis de leurs ordinateurs portables, leurs GPS et leurs assistants personnels numériques s’en viennent doubler les sandwiches et les babouches de nos sbires locaux, davantage occupés à parader et à servir d’armoires à glace aux clampins de la politique ?
Et puis, ces interrogatoires façon Mehlis, recoupés avec des plongées sous-marines, d’effeuillage informatique des bases de données du téléphone cellulaire, rien ne dit qu’ils sont plus efficaces que les bonnes vieilles méthodes de chez nous : battre le suspect tant qu’il est chaud, le cogner encore et encore. Et c’est bien le diable si le steak haché ainsi obtenu ne finit pas par avouer l’assassinat d’Henri IV.
Mais c’est Rictus Oblicus qui commence à avoir une éruption d’urticaire face à des ministres en dessous du niveau de la mer, qui s’accrochent à d’illusoires nominations dès qu’il y a un couvert à pourvoir à la tête de tel ou tel service. Comme si les futurs espions en chef allaient brusquement faire frémir l’électroencéphalogramme plat de leurs subalternes intérimaires qui, eux, pantouflent depuis des mois à compter les bombes aux frais du contribuable. Alors forcément, le Premier ministre laisse braire et cherche les compétences là où elles se trouvent.
Pauvre Siniora, il pourra méditer longtemps le proverbe chinois : « Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt. »
Gaby NASR
Comme le temps passe ! Près d’une semaine après le tragique attentat de dimanche dernier, il ne s’est pas encore trouvé un seul âne de service pour nous expliquer qu’il s’agissait d’un complot israélien. Il est vrai que là-bas, ce baril d’Ariel est trop occupé à laver plus rouge à Gaza pour se pencher sur notre misère.
Loupé donc pour les Hébreux. Qu’à cela ne tienne, à défaut d’Israéliens à se mettre sous la dent, les deux ou trois comiques troupiers au sein du gouvernement s’astiquent le neurone orphelin pour tenter de faire porter le chapeau aux Américains. Ainsi, ils font une crise d’hyperthermie à l’idée de voir les limiers du FBI fourrer leur truffe dans l’enquête. N’est-il pas proprement scandaleux que des pandores US munis de leurs ordinateurs portables, leurs GPS et leurs...
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