Emmenée par un Papaloukas extraordinaire, la Grèce a été sacrée championne d’Europe de basket-ball en battant l’Allemagne (78-62) en finale de l’Euro 2005 hier à Belgrade.
La Grèce, après un quart de finale aux JO d’Athènes, confirme ainsi son renouveau de la plus belle façon qui soit.
Elle n’avait plus disputé une demi-finale européenne ou mondiale depuis 1998 et restait toujours sur ce seul titre continental décroché sur ses terres en 1987, il y a déjà presque vingt ans.
Le fait qu’elle ait du mal à s’exporter ne tient donc plus debout après la démonstration de force offerte hier face à l’Allemagne, complètement lessivée par les muscles hellènes.
La Grèce, qui remporte ce titre sans le moindre joueur NBA, prenait le match en main d’entrée, imposant son jeu très physique pour creuser rapidement l’écart (19-12, 10e). Tsartsaris, envoyé en mission sur Nowitzki, s’acquittait remarquablement bien de sa tâche.
La superstar de la Mannschaft, inarrêtable jusque-là à l’Euro, a certes rejoint la mi-temps avec 11 points, mais à seulement 3/9 aux tirs. Les autres joueurs allemands n’étaient guère plus adroits, surtout derrière l’arc, même si Femerling limitait la casse à l’intérieur.
Nowitzki trop seul
Ils perdaient surtout beaucoup trop de ballons (11 à la pause) pour tenter autre chose qu’une opération de survie. Les Hellènes regagnaient ainsi les vestiaires avec sept points d’avance (39-32) sans que ce soit vraiment cher payé. Papaloukas enfonçait le clou dès le début de la deuxième mi-temps avec deux missiles à trois points dans une salle en délire, entièrement acquise à la cause des Grecs (50-38, 23e).
Nowitzki, un peu plus précis, tentait de garder les siens en vie, mais Papaloukas continuait à marcher sur l’eau (61-44, 28e).
Avec un avantage de seize points pour aborder le dernier quart-temps, les hommes de Giannakis n’avaient plus grand-chose à craindre. Surtout que les Allemands ne trouvaient toujours pas d’alternative capable de décharger un peu Nowitzki, trop esseulé.
La star des Dallas Mavericks allait même regarder les trois dernières minutes du banc, c’est dire à quel point l’Allemagne n’y croyait plus.
Les Grecs, meilleure défense de l’Euro (59,3 points de moyenne encaissés avant la finale), pouvaient ainsi se permettre de laisser l’Allemagne dépasser de trois unités ce total. Cela faisait longtemps qu’elle avait fait la différence dans le sillage d’un Papaloukas royal (22 points au final).
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La Grèce, après un quart de finale aux JO d’Athènes, confirme ainsi son renouveau de la plus belle façon qui soit.
Elle n’avait plus disputé une demi-finale européenne ou mondiale depuis 1998 et restait toujours sur ce seul titre continental décroché sur ses terres en 1987, il y a déjà presque vingt ans.
Le fait qu’elle ait du mal à s’exporter ne tient donc plus debout après la démonstration de force offerte hier face à l’Allemagne, complètement lessivée par les muscles hellènes.
La Grèce, qui remporte ce titre sans le moindre joueur NBA, prenait le match en main d’entrée, imposant son jeu très physique pour creuser...