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Actualités - Opinion

Place assise

Avec le retour de New York d’Émile 1er et de ses 70 pendentifs, l’animation reprend ses droits et l’on peut d’ores et déjà déguster les tiraillements et autres crêpages de touffes que les affamés de la mangeoire politique ne manqueront pas de relancer au sujet de la présidentielle. Pour l’heure, le Prolongé de Baabda fait mine de siffloter en regardant ailleurs, déterminé à ne pas lâcher ne serait-ce que 10 secondes de son bail au Château. Cela va de soi : chez ces gens-là, on ne démissionne pas, monsieur ! Y a qu’à voir le Raïs égyptien qui continuera à rempiler jusqu’à sa dernière dent, le Führer des sables libyen qui a viré in extremis sa cuti pour se maintenir. On rappelle aussi que Bourguiba n’était parti que les sphincters en quenouilles, Arafat le foie en marmelade et Saddam Hussein à coups de vitamine B-52… Bon courage, donc, à la cohorte des présidentiables libanais ! Autre fauteuil, autres soucis. S’il y en a un qui pour l’instant n’est pas menacé dans son pose-fesses, c’est bien Istiz Nabeuh. Privé de New York pour cause d’anglais lamentable, le haut perché du Parlement tire une gueule de cinq pieds de long depuis que Siniora et son patron barbichu menacent de privatiser à tout-va. Douze années de perchoir, place de l’Étoile, ça vous forge un pique-assiette. Au fil des ans, Conseil du Sud, pétrole et électricité aidant, le baron de Aïn Tiné et son clan ont fondu sur tout ce qui passait à proximité de leur convoitise, saupoudrant la fonction publique et les ministères de confettis de copains. Si c’est pas dommage qu’on aille brader tout ça aux patrons du privé ! Alors tout comme l’Émile, Istiz Nabeuh ne laissera pas faire. Tous deux sont pour l’État-Providence, un truc inventé au temps de l’Ancien Testament chéhabiste… Et tant pis, si à coups de subventions et d’embauche, l’on continuera à fabriquer des culs-de-jatte pour consoler les unijambistes. Avec à la clé une grande ambition : regarder l’avenir du Liban dans un rétroviseur. Gaby NASR
Avec le retour de New York d’Émile 1er et de ses 70 pendentifs, l’animation reprend ses droits et l’on peut d’ores et déjà déguster les tiraillements et autres crêpages de touffes que les affamés de la mangeoire politique ne manqueront pas de relancer au sujet de la présidentielle.
Pour l’heure, le Prolongé de Baabda fait mine de siffloter en regardant ailleurs, déterminé à ne pas lâcher ne serait-ce que 10 secondes de son bail au Château. Cela va de soi : chez ces gens-là, on ne démissionne pas, monsieur ! Y a qu’à voir le Raïs égyptien qui continuera à rempiler jusqu’à sa dernière dent, le Führer des sables libyen qui a viré in extremis sa cuti pour se maintenir. On rappelle aussi que Bourguiba n’était parti que les sphincters en quenouilles, Arafat le foie en marmelade et Saddam Hussein à...