Il a dû manger du lion (mais du pas très frais), Nabih Berry, pendant ses (longuissimes) vacances en Espagne. Profitant, comme à chaque fois qu’une crise interne frappe de plein fouet l’Exécutif, pour se claquemurer dans un silence protecteur et ouaté, idéal pour tenter de tirer toutes ses épingles du jeu, l’âpre président de la Chambre, que l’on croyait guéri de ses outrances et de ses débordements, a profité de l’attentat de Jeitaoui pour déverser, d’une façon totalement inconsidérée, des hectolitres de fiel.
Plus que tout autre, à cause des responsabilités censées être les siennes, le gouvernement Siniora doit être critiqué, constamment ; attendu au tournant – et il l’est, depuis sa naissance, ne serait-ce que dans ces colonnes. Tout, sauf les critiques ostentatoires, gratuites, et la mauvaise foi. Ainsi, rien ne justifie d’utiliser un argument aussi irrecevable que celui de la « sécurité » dans le Liban post-14 février, à l’heure, surtout, où ce cabinet n’est toujours pas autorisé à nommer le moindre fonctionnaire et à contrôler l’appareil sécuritaire, condition sine qua non pour qu’il soit à même d’assumer ses responsabilités, donc d’être critiqué, donc sanctionné. De plus, et même s’il est clair que sans sécurité aucun investissement ne tiendrait la route, dénigrer à ce point les aides internationales sur lesquelles travaillent en ce moment le PM et son équipe, c’est faire montre sans aucune honte d’une bien surprenante aigreur. On a toujours demandé au président de la Chambre de jouer son rôle de chef du Législatif, qui contrôle et interpelle le gouvernement. Et ne voilà-t-il pas que le locataire de Aïn el-Tiné s’en souvient, mais de la plus « cheap », de la plus irresponsable des manières. Qu’a donc encore demandé Nabih Berry et que Fouad Siniora a dû, logiquement, lui refuser ?
Z.M.
Il a dû manger du lion (mais du pas très frais), Nabih Berry, pendant ses (longuissimes) vacances en Espagne. Profitant, comme à chaque fois qu’une crise interne frappe de plein fouet l’Exécutif, pour se claquemurer dans un silence protecteur et ouaté, idéal pour tenter de tirer toutes ses épingles du jeu, l’âpre président de la Chambre, que l’on croyait guéri de ses outrances et de ses débordements, a profité de l’attentat de Jeitaoui pour déverser, d’une façon totalement inconsidérée, des hectolitres de fiel.
Plus que tout autre, à cause des responsabilités censées être les siennes, le gouvernement Siniora doit être critiqué, constamment ; attendu au tournant – et il l’est, depuis sa naissance, ne serait-ce que dans ces colonnes. Tout, sauf les critiques ostentatoires, gratuites, et la mauvaise...
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