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Actualités - Chronologie

MOMENTS INSOLITES - Daisy Boustany et Jiyeh, une belle histoire d’amour Il y a le ciel, le soleil et la mer…

On pourrait la surnommer la «Lady de Jiyeh», tant elle a discrètement contribué à donner à cette région, dont elle n’est même pas originaire, une nouvelle vie et toute son énergie. Daisy Boustany peut convertir, avec la plus grande simplicité, un champ de bananes en un petit paradis. Le transformant, comme par magie, en complexe balnéaire à dimension humaine ou en propriété familiale. Elle vous prête son jardin, 1200m2 de gazon à perte de vue. Sa mer, son sable, qui semble plus fin, son soleil, plus rouge, sa chapelle pour croyants en des jours meilleurs et, bien sûr, cerise sur le gâteau, son savoir-faire. Puis elle les récupère en fin de journée, en fin de réception, et referme discrètement la porte en bois sur cet espace qui redevient très privé. Daisy Boustany, c’est un peu la reine de Jiyeh, comme d’autres sont élues reines de la nuit ! Elle a hérité, grande amoureuse des espaces marins, de ce noble titre, mérité depuis qu’elle a épousé Mounir, dont la famille possédait de nombreux terrains au bord de l’eau. «Je viens en spectateur et j’apprécie», aime-t-il à répéter en plaisantant, parlant des travaux de son épouse, qui n’a de calme que l’apparence. Car de l’énergie et des projets, elle en a à revendre. Un titre bien mérité Le nom de Daisy Boustany est associé aux premiers balbutiements de Jiyeh, lorsque la guerre commençait à s’éloigner de nos rivages et que l’horizon pouvait enfin reprendre ses marques et s’étirer à l’infini. La plage Jonas était alors le seul havre de bon goût à offrir aux citadins en quête d’une évasion insolite, loin des complexes balnéaires bétonnés construits pendant la guerre et des piscines 5 étoiles. Elle permettait de sentir, enfin, le sable chaud et le sel piquant, avec les pieds dans l’eau limpide de la région. Daisy raconte: «En 1998, nous avions commencé par ouvrir une petite plage avec une sandwicherie restaurant en bois et bambou. C’est d’ailleurs comme cela que le nom de Bamboo Bay s’est imposé. L’année suivante, nous avons construit la première plage de Bamboo Bay.» Daisy, assistée de son fils Patrick, architecte, pense àtous les détails, des lavabos en forme de jarre aux chaises longues très «nature», le tout dans une charmante simplicité. La sauce prend. «Trois ans plus tard, nous avons préféré donner le projet en gérance à des professionnels. Ils ont fait une nouvelle décoration en respectant nos désirs : pas de béton, beaucoup de paille et des matériaux nobles. Quand on s’en est libéré, on s’est rabattu sur ici.» Un domaine à perte de vue Ici, c’est le coin privé des Boustany. Quand on y vient, il est difficile de ne pas s’incruster, de ne pas abuser de l’hospitalité des maîtres de céans pour ne repartir qu’à la tombée de la nuit! «La maison de famille, poursuit Daisy, a été occupée pendant 20 ans. Nous l’avons récupérée il y a quelques années et nous avons réouvert la chapelle pour le baptême de notre petit-fils.» Une célébration qui eut lieu dans cette belle petite chapelle du XIXe siècle, dédiée à saint Joseph, qui juxtapose la maison et qui fut également rénovée par Daisy. Quelques bancs et autant de chaises, une croix en pierre rajoutée sur le pinacle, achetée chez un antiquaire parisien et qui semble avoir retrouvé sa place presque naturellement ; une cloche exécutée par les artisans de Beit Chébab, et voilà une chapelle prête à servir. Un peu plus loin s’étend le domaine. «Au début, tout était sauvage. On venait juste pour se baigner.» Petit à petit et les besoins grandissant, Daisy apprivoise cet immense jardin d’éden, 15 000m2 de terrain et 2 000m2 de plage privée. «C’est Patrick qui a conçu l’espace. J’ai mis la main à la pâte dans le choix et l’exécution de chaque détail.» Ensemble, ils décident d’installer la pelouse, de construire le bassin, «initialement prévu pour arroser le gazon», créer des allées, planter des arbres, racler la pierre, bâtir une adorable petite maison pour se changer et des gradins où Daisy rêve d’organiser un jour, face à la mer, des spectacles et des concerts. Ensemble, mère et fils conçoivent des coins repas ou de repos en plein air, avec des meubles trouvés à Basta ou importés d’Inde. Ils agencent cet espace immense et réussissent à lui donner une touche à la fois féerique et intimiste. «L’an dernier, nous avons commencé à louer l’endroit pour des déjeuners entre amis, 40 personnes au minimum, et pour des mariages ou autres célébrations. Nous prenons également en charge l’événement, au besoin. À savoir la décoration des lieux et des tables, la musique, la nourriture, l’éclairage...» Cette année, un grand nombre de mariages et de soirées ont été organisés ici. Car outre le ciel, le soleil et la mer, qui ont un arôme particulier chez Daisy, outre cet espace où le ciel, le soleil et la mer sont à portée de main, il y a la touche Daisy, déposée partout. Le soleil vient de se coucher devant nos yeux ravis, comme pour confirmer, s’il en était besoin, que l’endroit est vraiment magique. Plus d’excuses pour rester, il est temps de repartir. Aujourd’hui, il s’agissait d’une réception très privée. Carla HENOUD
On pourrait la surnommer la «Lady de Jiyeh», tant elle a discrètement contribué à donner à cette région, dont elle n’est même pas originaire, une nouvelle vie et toute son énergie. Daisy Boustany peut convertir, avec la plus grande simplicité, un champ de bananes en un petit paradis. Le transformant, comme par magie, en complexe balnéaire à dimension humaine ou en propriété familiale.
Elle vous prête son jardin, 1200m2 de gazon à perte de vue. Sa mer, son sable, qui semble plus fin, son soleil, plus rouge, sa chapelle pour croyants en des jours meilleurs et, bien sûr, cerise sur le gâteau, son savoir-faire. Puis elle les récupère en fin de journée, en fin de réception, et referme discrètement la porte en bois sur cet espace qui redevient très privé. Daisy Boustany, c’est un peu la reine de Jiyeh, comme...