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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro en nette baisse

L’euro était en retrait contre le dollar hier sur les marchés des changes internationaux, subissant les inquiétudes politiques au sujet des résultats des législatives allemandes, alors que la victoire électorale du Premier ministre japonais Junichiro Koizomi a dopé le yen contre la monnaie unique. Celle-ci a pâti aussi du regain d’optimisme du marché vis-à-vis du dollar, alors que la crainte de voir la Réserve fédérale (Fed) faire une pause dans son cycle de hausse des taux se dissipait. À cet égard, les inquiétudes sur l’inflation et les risques d’inflation aux États-Unis signifient qu’en fin de compte, l’ouragan Katrina n’aura été rien d’autre qu’un hoquet dans le cycle de resserrement monétaire. Il y a deux semaines, les économistes craignaient que les dégâts de ce cyclone ne provoquent un ralentissement économique suffisant pour dissuader la Fed de porter son principal taux directeur de 3,50 % à 3,75 %, mardi prochain lors de la réunion de son comité de politique monétaire. Cette hypothèse a été depuis révisée, les mêmes économistes estimant que la hausse des prix du pétrole et les dépenses prévues pour faire face aux conséquences de Katrina inciteraient plutôt la Fed à maintenir sa politique de resserrement monétaire. Le recul de la devise européenne a été accentué également par l’annonce de l’Office européen des statistiques (Eurostat) que la production du secteur de la construction dans la zone euro a diminué de 0,3 % en rythme annuel en 2005 malgré la hausse de 1,6 % qu’elle a enregistrée au 2e trimestre par rapport au trimestre précédent. Il en est de même de l’annonce par Eurostat d’un déficit de 22,4 milliards EUR au 2e trimestre dans l’Union européenne après 22,5 milliards au 1er trimestre 2005. Enfin, le dollar a profité de la forte baisse de 11,5 % des ventes de détail en Grande-Bretagne le mois dernier sur un an après les attentats terroristes qui ont frappé Londres. Compte tenu de toutes ces considérations, l’euro s’est trouvé dans un contexte peu favorable face au billet vert à une semaine de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed. Il a subi, en effet, des ventes bénéficiaires, le ramenant finalement, à New York, de 1,2408 $ vendredi dernier à 1,2285 $, en nette baisse de 0,99 %. Évolution contrastée des Bourses La Bourse américaine a achevé la journée d’hier sur une note contrastée, malgré une baisse du pétrole. Mais elle a pu trouver un peu d’élan par endroits grâce à plusieurs grosses fusions dans le secteur technologique. À cet égard, les opérateurs ont fait état du rachat de Skype par Ebay et de Siebel Systems par Oracle. Quant à la baisse du brut, elle a profité aux sociétés consommatrices, mais elle a pesé sur les valeurs pétrolières. Enfin, les investisseurs restaient prudents car les spéculations continuaient sur la décision de la Fed de relever ou non son principal taux directeur mardi prochain. Les Bourses européennes n’ont pas pu garder le cap hier en dépit de la baisse du pétrole. Les ventes bénéficiaires ont pris le dessus, abstraction faite aussi de plusieurs projets de fusions et acquisitions, comme entre L’Oréal et Clarins, et les deux sociétés d’assurances Alianz et RAS. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont renoué avec la hausse grâce à une chasse aux bonnes affaires, progressant de 12,33 $ à 12,48 $ et de 12,20 $ à 12,45 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro était en retrait contre le dollar hier sur les marchés des changes internationaux, subissant les inquiétudes politiques au sujet des résultats des législatives allemandes, alors que la victoire électorale du Premier ministre japonais Junichiro Koizomi a dopé le yen contre la monnaie unique. Celle-ci a pâti aussi du regain d’optimisme du marché vis-à-vis du dollar, alors que la crainte de voir la Réserve fédérale (Fed) faire une pause dans son cycle de hausse des taux se dissipait. À cet égard, les inquiétudes sur l’inflation et les risques d’inflation aux États-Unis signifient qu’en fin de compte, l’ouragan Katrina n’aura été rien d’autre qu’un hoquet dans le cycle de resserrement monétaire. Il y a deux semaines, les économistes craignaient que les dégâts de ce cyclone ne provoquent un...