Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Le culte du trou

Ce qu’il y a de sympa chez les sous-développés, c’est leur acharnement créatif à surdévelopper leur sous- développement. Le service public manque d’écoles, d’hôpitaux, de laboratoires de recherche ? Qu’à cela ne tienne, on légalisera plutôt de nouvelles prisons. Le ministère de la Défense, le tribunal militaire, la police militaire avaient bien leur trou à rats, alors pourquoi pas les Forces de sécurité intérieure ? La confiance règne tellement entre bidasses et policiers, qu’il a fallu redistribuer le quartette de généraux arrêtés en fonction de leurs allergies respectives. Résultat des courses : après le brassage culturel des geôliers, ce n’est plus « garde à vous » qu’on hurle à leur passage mais « garde à vue ». Tant qu’à faire et suivant le même culte, on pourrait plus tard aménager des cachots à l’EDL pour les présumés coupables de l’Office des eaux, et des cellules à barreaux dans les centraux téléphoniques pour les fonctionnaires véreux du ministère du Pétrole… Entre-temps, dans le grand concert de rumeurs et de suppositions qui accompagnent ce genre de cirque, Detlev Mehlis finira bien par sortir son lapin de Damas, assurent les mauvaises langues, ne faisant là d’ailleurs que répéter tout haut ce que la population murmure de moins en moins bas. Certes, les quatre galonnés ont couvert plus d’atteintes aux droits de l’homme que les archives d’Amnesty International ne pourraient en contenir, mais fallait bien que quelqu’un, quelque part, ait aboyé l’ordre d’allumer tout un quartier pour écarter un homme qui dérangeait. En attendant de trouver l’identité du bombinothérapeute inspiré, beaucoup d’argent sale aura coulé sous les ponts. Jusque-là l’attentat du 14 février était fumant, reste à espérer qu’il ne devienne pas fumeux. Gaby NASR
Ce qu’il y a de sympa chez les sous-développés, c’est leur acharnement créatif à surdévelopper leur sous-
développement. Le service public manque d’écoles,
d’hôpitaux, de laboratoires de recherche ? Qu’à cela ne tienne, on légalisera plutôt de nouvelles prisons. Le
ministère de la Défense, le tribunal militaire, la police
militaire avaient bien leur trou à rats, alors pourquoi pas les Forces de sécurité intérieure ? La confiance règne tellement entre bidasses et policiers, qu’il a fallu redistribuer le
quartette de généraux arrêtés en fonction de leurs allergies respectives. Résultat des courses : après le brassage culturel des geôliers, ce n’est plus « garde à vous » qu’on hurle à leur passage mais « garde à vue ».
Tant qu’à faire et suivant le même culte, on pourrait plus tard...