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L’Espagne condamnée à souffrir jusqu’au bout

L’Espagne a sérieusement compromis ses chances de qualification directe pour le Mondial 2006 de football et semble condamnée à souffrir après son nul 1-1 face à la Serbie-et-Monténégro à Madrid. Deuxième du groupe 7 avec 14 points, derrière la Serbie (16 points), l’équipe de Luis Aragones se voit ainsi obligée de gagner en Belgique (4e, 11 points), le 8 octobre, et à Saint-Marin (dernier, 0 point), le 12 octobre. Faute d’avoir su ravir chez elle la première place aux Serbes, elle a perdu la maîtrise de son destin. « L’Espagne est au football ce que le Titanic est aux bateaux », analyse, sévère, un éditorialiste de Marca. « Le plus probable, commentait hier le journal sportif espagnol AS, c’est que si nous gagnons en Belgique (qui conserve une faible chance mathématique), et à Saint-Marin, nous serons deuxièmes. Pas un des meilleurs deuxièmes directement qualifiés, mais un des six mauvais, condamnés à décrocher leur ticket pour l’Allemagne lors d’un match de barrage aller-retour ». Sauf accident, rien ne semble devoir arrêter la course en tête des Serbes. Malgré la déception, le sélectionneur Luis Aragones veut y croire. « En gagnant les deux matches qui nous restent, nous pouvons encore finir premiers », a-t-il déclaré après le match. Mais il faudrait pour cela que les Serbes concèdent au moins un nul. En cas d’égalité de points à l’issue des deux dernières journées, les deux équipes devront être départagées à la différence de buts générale : en cas de deux matches nuls entre équipes à égalité de points (ici, 1-1 à Madrid, 0-0 à Belgrade) la FIFA ne prend pas en compte les buts marqués à l’extérieur. Pour le moment, la Serbie compte une différence de buts de +12 contre +8 aux Espagnols. Les Serbes doivent se déplacer en Lituanie et accueilleront ensuite la Bosnie. Mauvais présage ? En 1983, les Espagnols avaient étrillé Malte 12-1 lors de leur dernier match des qualifications pour dépasser les Pays-Bas, privés de l’Euro en France pour un but... Un an plus tard, ils atteignaient la finale à Paris. Les commentateurs espagnols préfèrent toutefois ne pas trop rêver. Ils lorgnent déjà du côté des autres groupes pour connaître l’adversaire en cas de barrage. Deux « clients » potentiels font figure d’épouvantails. « Danger : France et Angleterre », commente AS. L’Espagne pourrait aussi hériter de la Turquie ou de la Croatie. Donnée au départ comme favorite de ce groupe, l’Espagne, qui n’a pas perdu un seul match lors de la campagne et est invaincue depuis juin 2003, n’en serait pas là si elle n’avait encore affiché une inquiétante incapacité à concrétiser par des buts sa large domination dans le jeu. Contre la Serbie-et-Montenegro, seul le capitaine Raul a réussi à percer le coffre-fort serbe d’une tête puissante, tandis que le jeune attaquant Fernando Torres peine à confirmer en équipe nationale. Le comble, c’est que le but serbe de Kezman, sur sa pelouse de l’Atletico Madrid, est venu d’une erreur de l’habituellement irréprochable gardien Iker Casillas. Un mauvais présage ?
L’Espagne a sérieusement compromis ses chances de qualification directe pour le Mondial 2006 de football et semble condamnée à souffrir après son nul 1-1 face à la Serbie-et-Monténégro à Madrid.
Deuxième du groupe 7 avec 14 points, derrière la Serbie (16 points), l’équipe de Luis Aragones se voit ainsi obligée de gagner en Belgique (4e, 11 points), le 8 octobre, et à Saint-Marin (dernier, 0 point), le 12 octobre.
Faute d’avoir su ravir chez elle la première place aux Serbes, elle a perdu la maîtrise de son destin.
« L’Espagne est au football ce que le Titanic est aux bateaux », analyse, sévère, un éditorialiste de Marca.
« Le plus probable, commentait hier le journal sportif espagnol AS, c’est que si nous gagnons en Belgique (qui conserve une faible chance mathématique), et à Saint-Marin, nous serons...