RAPPORT
L’OCDE évoque un « choc pétrolier » de grande ampleur
le 07 septembre 2005 à 00h00
Le cyclone Katrina est venu alimenter un « choc pétrolier » d’ampleur, que les pays industrialisés amortiront plus ou moins bien en fonction de la vigueur et de la résistance de leur économie, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques.
Son chef économiste, Jean-Philippe Cotis, présentait hier un point sur la croissance dans le monde industrialisé, deux mois avant la publication prévue de ses perspectives économiques d’automne, qui comprendront un lot complet de prévisions.
Pour l’heure, il n’est pas aisé de fournir des prévisions pour la fin de l’année, d’autant que le cyclone Katrina et la nouvelle flambée des cours du pétrole qu’il a provoquée devraient laisser des traces encore difficilement quantifiables.
Ce choc se différencie des précédents par sa disposition « par paliers » qui, si elle facilite en un sens la conduite de la politique monétaire, brouille aussi la visibilité, créant « une très grande incertitude » sur les marchés pétroliers, note-t-il.
Le cyclone Katrina devrait lui aussi laisser des traces sur l’économie américaine en alimentant l’inflation à court terme et en freinant la consommation des ménages, mais aussi en gênant l’activité économique et le trafic fluvial sur le Mississippi.
En attendant plus de données sur les répercussions des récents événements, M. Cotis a jugé que la façon dont les économies se comportaient avant le choc serait déterminante pour prévoir celle dont elles l’encaisseraient.
L’OCDE prévoyait avant la catastrophe une croissance de 0,9 % aux troisième et quatrième trimestres aux États-Unis, et de 3,6 % sur l’ensemble de l’année.
La zone euro, à l’inverse, fait face à un problème de résistance aux chocs. L’OCDE a révisé ses prévisions de croissance en 2005 à la hausse pour la zone euro, la France, l’Italie et le Japon, mais à la baisse pour la Grande-Bretagne et l’Allemagne.
Dans la zone euro, cette croissance serait de 1,3 % en 2005 (au lieu de 1,2 % dans les prévisions de mi-année).
Le cyclone Katrina est venu alimenter un « choc pétrolier » d’ampleur, que les pays industrialisés amortiront plus ou moins bien en fonction de la vigueur et de la résistance de leur économie, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques.
Son chef économiste, Jean-Philippe Cotis, présentait hier un point sur la croissance dans le monde industrialisé, deux mois avant la publication prévue de ses perspectives économiques d’automne, qui comprendront un lot complet de prévisions.
Pour l’heure, il n’est pas aisé de fournir des prévisions pour la fin de l’année, d’autant que le cyclone Katrina et la nouvelle flambée des cours du pétrole qu’il a provoquée devraient laisser des traces encore difficilement quantifiables.
Ce choc se différencie des précédents par sa disposition «...
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