L’équipe de France, qui a évacué sans stress superflu le match face aux îles Féroé (3-0) samedi à Lens, est désormais entièrement tournée vers son rendez-vous le plus important de la rentrée, mercredi à Dublin contre l’Eire en qualification au Mondial 2006 de football. « À la mi-temps, j’étais déjà en Irlande. D’ailleurs les joueurs aussi. » Le match contre les Féroé, que Raymond Domenech s’était appliqué à ne pas négliger la semaine dernière, n’aura donc finalement occupé le sélectionneur que 45 minutes, samedi soir à Félix-Bollaert. Et il ne va pas s’en plaindre.
En entrant comme il le fallait dans le match, et en marquant deux buts en moins de vingt minutes dans le sillage d’un Djibril Cissé en réussite, les Bleus, surfant sur la vague de confiance qui a accompagné le retour des « retraités » Zidane, Thuram et Makelele, ont su se rendre le match facile.
Et ce face à un adversaire certes modeste mais qui, à l’aller, les avaient embêtés.
Du coup, les Français se sont un peu relâchés et le sélectionneur a pu ménager quelques cadres (Zidane, Henry, Thuram), ce qui explique sans doute une seconde période plus décousue et quelques belles occasions manquées.
« L’Irlande, le vrai match »
Quelques menus ratés qui faisaient dire dimanche à Patrick Vieira que « tout n’a pas été parfait » et que, « dans l’ensemble, cela n’a pas été un match aussi facile que tout le monde pouvait le penser ».
Willy Sagnol, samedi soir, était plus incisif : « À un moment donné, on s’est vu trop beau. On n’était pas là pour faire un spectacle, mais pour préparer le match de mercredi. On a péché dans le replacement défensif, on est tombé dans la facilité, cela nous coûte des courses inutiles », avait affirmé le défenseur du Bayern, ajoutant : « On a oublié les fondamentaux. » Raymond Domenech, qui ne veut « pas comparer les deux matchs », était moins alarmiste hier midi : « Le vrai match, c’est l’Irlande. Les Féroé, c’était un avant-match qu’il fallait simplement gagner pour bien aborder l’Irlande. » « Les défauts apparaissent dans les moments extrêmes », ajoutait Domenech qui, « dans le contexte du match des Féroé », a plutôt vu « un peu moins de motivation ou d’efforts de replacement ».
Thuram incertain
Les soucis du sélectionneur avant l’Eire se situeraient plutôt du côté de l’infirmerie, où se trouvent le défenseur Lilian Thuram, victime d’une « bonne béquille », et le buteur du soir, Djibril Cissé, touché à la cheville gauche. Tous deux sont incertains pour mercredi.
Si le second n’était de toute façon pas assuré de débuter dans un système qui sera peut-être moins offensif à Dublin, l’absence du premier serait un coup dur pour une défense qui ne fut pas souveraine dans le jeu aérien samedi. Que ce soit avec Henry, contre la Suisse (0-0) et Israël (1-1) fin mars, ou avec Vieira, contre la Côte d’Ivoire (3-0) le 17 août, Domenech a jusqu’ici montré qu’il ne prenait pas de risques avec la santé des joueurs. Sébastien Squillaci, dont le jeu de tête pourrait être utile dans le contexte irlandais, constitue une possible solution de rechange.
S’il va donc garder un œil attentif sur les examens médicaux, au moins le sélectionneur n’aura-t-il pas besoin, contrairement à la semaine précédant le match face aux Féroé, de resituer l’enjeu de la rencontre de Dublin. Les joueurs ont depuis samedi soir les discours et les pensées tournés vers la capitale de la République d’Irlande où – tous le pressentent – va s’esquisser une grande partie de la vérité de cette équipe de France.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’équipe de France, qui a évacué sans stress superflu le match face aux îles Féroé (3-0) samedi à Lens, est désormais entièrement tournée vers son rendez-vous le plus important de la rentrée, mercredi à Dublin contre l’Eire en qualification au Mondial 2006 de football. « À la mi-temps, j’étais déjà en Irlande. D’ailleurs les joueurs aussi. » Le match contre les Féroé, que Raymond Domenech s’était appliqué à ne pas négliger la semaine dernière, n’aura donc finalement occupé le sélectionneur que 45 minutes, samedi soir à Félix-Bollaert. Et il ne va pas s’en plaindre.
En entrant comme il le fallait dans le match, et en marquant deux buts en moins de vingt minutes dans le sillage d’un Djibril Cissé en réussite, les Bleus, surfant sur la vague de confiance qui a accompagné le retour des «...