L’Inde, rival malheureux de la Chine dans la course à l’énergie, comme l’a montré la bataille autour de PetroKazakhstan, pousse pour que les deux pays unissent leurs forces pour arracher ensemble des projets pétroliers et gaziers mondiaux, en dépit de vieux contentieux.
La rivalité entre les deux géants asiatiques en quête effrénée de ressources énergétiques s’est illustrée dernièrement lors de la lutte pour l’acquisition du groupe canadien PetroKazakhstan, ratée de peu par le groupe indien Oil and Natural Gas Corp. au profit du chinois China National Petroleum Corp. International.
Cette annonce faite lundi a confirmé que l’Inde, entrée tard sur ce marché et régulièrement battue par la Chine, a du mal à rattraper son retard. Récemment encore, le Premier ministre indien Manmohan Singh soulignait que « la Chine est en avance sur nous sur son programme de sécurité énergétique, ce que l’Inde ne peut sous-estimer ».
Pour le ministre indien du Pétrole Mani Shankar Aiyar, l’affaire PetroKazakhstan a mis « en lumière la nécessité pour la Chine et l’Inde d’adopter une approche commune en ce qui concerne les offres pour les actifs pétroliers et gaziers ».
L’idée n’est pas nouvelle. L’Inde, qui importe près de 70 % de ses besoins pétroliers, avait proposé l’année dernière une coopération dans le domaine pétrolier à la Chine, qui dépend des producteurs étrangers pour un tiers de son approvisionnement.
Selon le chef du département international du ministère du Pétrole, Talmiz Ahmed, New Delhi et Pékin doivent signer des pactes de coopération préliminaire lors d’une visite du ministre à Pékin en novembre.
Les deux pays doivent concentrer leur attention sur quatre zones principales, la région de la mer Caspienne, l’Asie centrale, l’Afrique et l’Amérique latine, a dit M. Ahmed.
L’appétit croissant en carburant de ces deux pays à forte croissance économique a mis sous pression l’approvisionnement mondial et joué un rôle dans la montée record des prix du pétrole.
L’Inde, comme la Chine, a cherché à acquérir des ressources d’énergie dans les endroits les plus instables du monde, tel le Soudan.
Une alliance sino-indienne pourrait donner aux deux pays plus d’influence dans les négociations pour l’achat de tout ou partie de champs pétroliers et gaziers lointains, estiment des analystes.
« S’ils sont capables d’acquérir des actifs à des prix raisonnables plutôt qu’à des prix extravagants et à produire du pétrole efficacement, cela devrait apparaître comme logique », commente Victor Shum, analyste basé à Singapour pour le consultant américain Purvin and Gertz.
Toutefois, les experts mettent en avant la méfiance entre les deux pays qui se sont affrontés lors d’une guerre rapide, mais sanglante, en 1962. Le contentieux frontalier n’est toujours pas réglé même s’ils ont dit cette année en avoir l’intention après avoir annoncé en avril un nouveau « partenariat stratégique ».
Les différences politiques et culturelles seront aussi difficiles à surmonter, avancent les experts.
« Travailler ensemble dans un joint-venture ou son équivalent est toujours un défi (...). Là, vous combinez différents systèmes politiques et culturels et les deux veulent remporter le gros lot », souligne M. Shum.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Inde, rival malheureux de la Chine dans la course à l’énergie, comme l’a montré la bataille autour de PetroKazakhstan, pousse pour que les deux pays unissent leurs forces pour arracher ensemble des projets pétroliers et gaziers mondiaux, en dépit de vieux contentieux.
La rivalité entre les deux géants asiatiques en quête effrénée de ressources énergétiques s’est illustrée dernièrement lors de la lutte pour l’acquisition du groupe canadien PetroKazakhstan, ratée de peu par le groupe indien Oil and Natural Gas Corp. au profit du chinois China National Petroleum Corp. International.
Cette annonce faite lundi a confirmé que l’Inde, entrée tard sur ce marché et régulièrement battue par la Chine, a du mal à rattraper son retard. Récemment encore, le Premier ministre indien Manmohan Singh soulignait que «...