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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro progresse après les commandes de biens durables US

L’euro a nettement progressé hier face au dollar sur les marchés des changes internationaux, après un recul beaucoup plus accusé que prévu des commandes de biens durables aux États-Unis en juillet. Celles-ci ont chuté de 4,9 % par rapport à juin, mois au courant duquel elles avaient augmenté de 1,9 %. Cette baisse, la plus forte depuis janvier 2004 et dépassant de beaucoup les prévisions des analystes qui tablaient sur un recul de 1,5%, a donc constitué un motif d’inquiétude pour l’économie américaine. Elle a, en plus, laissé croire qu’elle devrait raviver la vigilance de la Fed qui s’est félicitée à plusieurs reprises ces derniers mois du regain de vigueur de l’investissement des entreprises en relevant régulièrement son principal taux directeur pour le porter à 3,5 % le 9 août. Mais maintenant, après ces mauvais chiffres, le comité de politique monétaire de la Fed ne pourrait plus tenir sa promesse de continuer sur cette voie au vu de cette chute des commandes de biens durables, indique-t-on dans les milieux financiers. C’est dans cette crainte que nombre d’opérateurs, qui s’étaient positionnés sur le billet vert dans la matinée, ramenant l’euro jusqu’à 1,2175 $, ont estimé devoir racheter la monnaie unique après la publication de cet indice. Ils ont, en effet, ignoré la forte augmentation de 6,5% des ventes de logements neufs aux États-Unis en juillet après une hausse de 4 % en juin ainsi que l’annonce par l’Insee que les entreprises manufacturières françaises ont revu à la baisse leurs intentions d’investissements pour 2005. Ils ont, au contraire, été réconfortés par l’annonce d’Eurostat (l’office européen des statistiques) que les entrées de commandes dans l’industrie dans la zone euro ont augmenté de 3,1 % en juin contre une baisse de 0,1 % en mai. Cela étant et dans l’attente d’un bon indice IFO, mesurant le moral des entrepreneurs allemands, qui sera publié aujourd’hui, l’euro a été activement recherché en fin de journée, se négociant à New York à 1,2275$ contre 1,2230 $ la veille, en hausse de 0,37%. Coup d’arrêt à la chute libre de Solidere La Bourse américaine était en baisse hier en réaction à des chiffres plus mauvais que prévu sur les commandes de biens durables aux États-Unis en juillet, laissant croire à un ralentissement économique. De plus, les craintes liées au rebond du pétrole, après les chiffres décevants des stocks américains la semaine dernière, ont surtout pesé sur Wall Street. Pourtant, la forte hausse des ventes de logements neufs en juillet et l’annonce que le principal syndicat américain du secteur automobile, l’United Auto Workers, envisage d’aider General Motors à diminuer ses coûts ont sensiblement réduit les dégâts de la cote. Le lancement par Google de son service de téléphonie sur Internet et sa messagerie instantanée n’a pas pour autant soutenu le Nasdaq. Les Bourses européennes ont été également pénalisées par l’envolée du pétrole et les craintes de ralentissement de la croissance économique américaine. Les nouvelles faisant état d’une baisse du prix de l’acier de 10 % par le chinois Baosteel ont pesé aussi sur les producteurs européens dont ThyssenKrupp et Arcelor. À la Bourse de Beyrouth, Solidere est parvenue à freiner son mouvement de baisse après la publication de statistiques encourageantes sur ses activités (voir par ailleurs). En effet, les actions B ont progressé de 11,44 $ à 11,63 $ alors que celles de la catégorie A se sont maintenues à 11,52 $. Élie KAHWAGI



L’euro a nettement progressé hier face au dollar sur les marchés des changes internationaux, après un recul beaucoup plus accusé que prévu des commandes de biens durables aux États-Unis en juillet. Celles-ci ont chuté de 4,9 % par rapport à juin, mois au courant duquel elles avaient augmenté de 1,9 %. Cette baisse, la plus forte depuis janvier 2004 et dépassant de beaucoup les prévisions des analystes qui tablaient sur un recul de 1,5%, a donc constitué un motif d’inquiétude pour l’économie américaine. Elle a, en plus, laissé croire qu’elle devrait raviver la vigilance de la Fed qui s’est félicitée à plusieurs reprises ces derniers mois du regain de vigueur de l’investissement des entreprises en relevant régulièrement son principal taux directeur pour le porter à 3,5 % le 9 août. Mais maintenant,...