L’euro a encore reculé légèrement face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication de nouvelles statistiques économiques américaines favorables au billet vert. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par les perspectives de hausse des taux d’intérêt par la Fed après l’annonce d’une progression des prix à la consommation de 0,5 % en juillet aux États-Unis. Ce développement, reflétant la persistance d’une inflation sous-jacente, a été considéré comme étant une donnée en théorie positive pour le dollar. Les pressions inflationnistes devraient en effet inciter la Fed à poursuivre sa remontée des taux d’intérêt, pour l’instant fixés à 3,5 %. Cette histoire, à laquelle le marché prête toujours attention, semble donc expliquer la poussée quoique modérée du dollar. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre de la Fed que la production industrielle américaine a encore augmenté de 0,1 % en juillet après 0,5 % en juin, témoignant de la solidité de ce secteur. Il en est de même de l’annonce que les mises en chantier de logements aux États-Unis sont restées inchangées en juillet par rapport au chiffre révisé en hausse de juin à 2,042 millions d’unités, ce qui a rassuré les opérateurs, surtout que le nombre de permis de construire, qui est considéré comme un indicateur avancé des perspectives du secteur, a augmenté de 1,6 % pendant la même période à 2,167 millions d’unités. Dans ce contexte, il n’est guère surprenant que les intervenants continuent de privilégier le dollar non seulement sous le rapport de la rentabilité mais aussi de la robustesse de l’économie américaine. Pourtant, les craintes liées à un éventuel flottement du yuan chinois d’ici à la fin de l’année devaient inciter toujours les opérateurs à rester sur la défensive en manipulant leurs portefeuilles. Cela étant, la demande du dollar ne devait pas dépasser encore hier le cadre d’ajustement des positions de change en sa faveur. L’euro en a payé un peu les frais, se négociant finalement à New York à 1,2360 $ contre 1,2365 $ la veille.
Le pétrole cher pèse toujours sur les Bourses
La Bourse américaine est restée en baisse hier malgré les bons indicateurs macroéconomiques publiés aux États-Unis. Les prévisions décevantes chez Wal-Mart, qui a reconnu souffrir de la hausse des prix de l’essence, et l’annonce d’une baisse de 0,2 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière ont donc pesé sur la cote. Il en est de même des nouvelles selon lesquelles la compagnie aérienne Delta Air Lines risque la faillite et que Hewlett-Packard pourrait publier, après la clôture, des résultats trimestriels peu encourageants.
Les Bourses européennes ont reculé aussi pour la quatrième séance consécutive. Elles ont été entraînées par les préoccupations au sujet des cours du pétrole qui se maintenaient à des niveaux élevés, risquant de freiner la croissance économique et ronger les bénéfices des sociétés. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre du Premier ministre français, Dominique de Villepin, que la crise de l’envolée des prix du pétrole est appelée à durer.
À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont continué de subir les pressions des ventes bénéficiaires, les ramenant de 13 $ à 12,54 $ et à 12,50 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
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