Marseille a retrouvé dimanche devant Lyon, lors de la 3e journée de L1 de football (1-1), un niveau de jeu consistant le temps d’une mi-temps, s’épargnant ainsi une montée de tension après un début de saison guère convaincant.
Attendu au tournant du Vélodrome, dont la patience est structurellement limitée, l’OM a ainsi partiellement rassuré sur ses capacités même si l’entraîneur Jean Fernandez se dit convaincu que « cette équipe peut faire beaucoup mieux ».
Elle avait surtout jusqu’à présent fait beaucoup moins bien. À domicile face à Bordeaux en ouverture, puis à Lens et à La Corogne mardi en finale aller de la Coupe Intertoto, les Marseillais avaient suscité bien du scepticisme, compilant trois défaites sur le même score (2-0).
La modestie dans les ambitions que ne manquent pas d’afficher à tout moment les dirigeants marseillais faisait, certes, office de pare-feu. Mais pour faire accepter l’argument de la reconstruction, il fallait aussi que cette équipe, dont le budget demeure l’un des plus importants de L1, laisse entrevoir du mieux dans le jeu.
Fernandez soulagé
Cet objectif-là a été atteint dimanche, notamment avant la pause. Plus vaillant physiquement, plus tranchant devant grâce essentiellement à Ribéry et défensivement plus à l’affût, malgré l’erreur de marquage de Déhu sur le but égalisateur de Carew, l’OM a donné le change au champion. On vit même quelques séquences modèles de jeu rapide, tel que prôné par Fernandez.
La deuxième mi-temps marqua le repli marseillais au fur et à mesure que l’OL, tactiquement supérieur et à la réserve toute autre (Govou remplacé par Wiltord...), remettait la main sur le match et récupérait les ballons, à la faveur aussi de l’effritement physique marseillais.
Sur ce plan, du reste, la trêve de la semaine est bienvenue pour une équipe soumise à un rythme élevé en raison de l’Intertoto, malgré un match amical mardi à Barcelone face à l’Espanyol.
Conclusion de la soirée : chacun se satisfait de ce nul, qui extirpe Marseille de sa place de dernier de la classe. De quoi, pour le coup, soulager Fernandez : « On voulait surtout ne pas perdre. Un nouvel échec aurait été dur psychologiquement », soufflait-il après le match.
« Je ne suis pas mécontent non plus », disait en écho le coach lyonnais Gérard Houllier, qui a désormais un problème de riche : comment réinvestir au mieux la manne, de l’ordre de 39 millions d’euros, procurée par le transfert de Michael Essien à Chelsea.
Pendant ce temps, l’OM, aux maigres réserves financières, se cherche un attaquant, un défenseur et, sans doute, un milieu de terrain supplémentaires, dans l’attente d’un périlleux déplacement à Rennes. À chacun ses soucis.
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