Le sucre favorise la carie dentaire, mais l’éviter dès le plus jeune âge ne suffit pas. Car la carie est une « maladie infectieuse » qui se transmet par la salive. Quelques mesures préventives peuvent protéger les futures dents de bébé.
Quelle maman n’a-t-elle jamais goûté la purée de son enfant, avant de la lui donner, à même la cuillère ? Mais il y a encore pire, comme de nettoyer avec sa propre salive une tétine tombée à terre ! Des gestes qui peuvent avoir des conséquences insoupçonnées sur la santé bucco-dentaire de l’enfant, rapporte l’agence Destination santé. Car la bouche d’un adulte « sain » contient environ 60 variétés différentes de bactéries. Sans oublier que la salive est très acide, et donc corrosive pour l’émail dentaire. Tout cela contribue à modifier le pH de la bouche de l’enfant dans le sens d’une plus grande acidité, préparant une attaque massive dès la percée de la première dent !
Pour tester la chaleur du biberon, préférez le dos si sensible de l’avant-bras. Pour la purée, prenez une autre cuillère que celle de l’enfant. Et après l’avoir portée à votre bouche, ne la remettez pas dans son assiette ! Autre pratique à éviter : les baisers sur la bouche de l’enfant qui favorisent la contamination. De même, ne léchez pas ses doigts pour jouer, puisqu’il passe le plus clair de son temps avec ses mains à la bouche…
En ce qui concerne le biberon de lait donné le soir dans son lit, veillez à ce qu’il ne s’endorme pas avec. Les sucres se transformant en acides durant la nuit, ils attaqueraient l’émail des dents dès leur apparition : c’est la « carie du nourrisson », que trop de pédiatres et de dentistes connaissent. Reste un dernier sujet qui fâche, c’est la sucette, la fameuse « tototte ». Si vous vous préoccupez d’éviter les caries à bébé, évitez qu’il ne la garde en bouche toute la journée car elle entretient les sécrétions salivaires.
D’après une étude finlandaise publiée il y a quelques années, les tétines, sucettes et autres totottes seraient à l’origine de 25 % des otites diagnostiquées en crèche. Les auteurs sont formels : comparés aux autres, les enfants « suceurs » avaient une moyenne de 5,4 otites contre 3,6 avant 2 ans, et 2,7 contre 1,9 entre 2 et 3 ans !
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