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Actualités - Opinion

Plan de carrière

S’il avait été Buster Keaton, Louis de Funès ou Chaplin, son comique (de répétition) aurait été franchement génial. Seul problème, indépendamment de l’absence de talent : il n’est pas censé faire rire. Il est plutôt chargé de tenir les rênes de la première diplomatie libanaise de l’après-tutelle syrienne. Et ses perles, qu’il enfile en public jour après jour, franchissent chacune allègrement le Mach 1 de l’incongru, de la fadaise, de la maladresse et de la bévue – à moins que cela ne soit de la provocation pure, et qu’il ait décidé d’être le ministre des AE des représentants à la Chambre de la communauté chiite. Cela ne fait même pas trois semaines qu’il est au gouvernement, et on dirait que cet homme le fait vraiment exprès, qu’il veut terminer son mandat ministériel en ayant de quoi remplir un sottisier en trois tomes. Samedi, de Dimane, Fawzi Salloukh a demandé à ce que la priorité soit donnée à la… 425. C’est dramatique : il ne semble y avoir aucun conseiller charitable au palais Bustros pour lui expliquer que l’ONU considère cette résolution comme ayant été appliquée depuis plus de quatre ans. Lui rappeler que la libanité des hameaux n’a pas encore été prouvée juridiquement : Damas n’a toujours pas fourni la moindre preuve. Lui rappeler, aussi, qu’il y a sinon plus urgent, du moins plus récent que la 425 : la 1559. Par exemple. Ou la 1614. Personne pour lui dire que le Liban est attendu au tournant par la communauté internationale. Fawzi Salloukh est loin d’être la seule (grossière) erreur de casting de l’histoire des gouvernements. Sauf que lui risque d’entraîner dans les bourbiers de ses choix tout un gouvernement. Ziyad MAKHOUL
S’il avait été Buster Keaton, Louis de Funès ou Chaplin, son comique (de répétition) aurait été franchement génial. Seul problème, indépendamment de l’absence de talent : il n’est pas censé faire rire. Il est plutôt chargé de tenir les rênes de la première diplomatie libanaise de l’après-tutelle syrienne. Et ses perles, qu’il enfile en public jour après jour, franchissent chacune allègrement le Mach 1 de l’incongru, de la fadaise, de la maladresse et de la bévue – à moins que cela ne soit de la provocation pure, et qu’il ait décidé d’être le ministre des AE des représentants à la Chambre de la communauté chiite. Cela ne fait même pas trois semaines qu’il est au gouvernement, et on dirait que cet homme le fait vraiment exprès, qu’il veut terminer son mandat ministériel en ayant de quoi...