Rechercher
Rechercher

Actualités

Le diable s’invite au Parlement irakien

Alors que les députés sont plongés, depuis plusieurs jours, sur un débat autour de la future Constitution irakienne, le diable s’est invité hier au Parlement irakien. Excédé par les allusions méprisantes au prince des démons, le député yézédi Kameran Khaïri Saïd, élu sur la liste kurde, a interrompu le chef du gouvernement pour lui faire part de son mécontentement. « Monsieur le Premier ministre et Messieurs les ministres, mon intervention peut vous paraître étrange, mais nous nous sentons insultés quand, dans chacune de vos interventions et de vos communiqués, vous répétez l’expression : “Que Dieu nous préserve du diable” », a-t-il déclaré. « Chaque fois que ce mot est prononcé, mes collègues se tournent vers moi comme si j’étais le représentant du diable », a-t-il ajouté, provoquant les rires étouffés des autres députés. Cette religion ésotérique, créée au XIIe siècle par cheikh Oudaï ben Massafel al-Amaoui, né à Damas et mort en 1160 à Lalish, au Kurdistan, considère le diable comme le chef des anges. Il est représenté par un paon et il est interdit aux fidèles de prononcer le mot « diable ». Cette secte dispose de trois députés, sur les 275 sièges à l’Assemblée nationale, élus sur la liste kurde et de deux sièges sur 111 au Parlement autonome kurde. Le Premier ministre, al-Jaafari, a nié vouloir porter atteinte à cette communauté, mais a souligné qu’il s’agit d’une expression courante parmi les musulmans.
Alors que les députés sont plongés, depuis plusieurs jours, sur un débat autour de la future Constitution irakienne, le diable s’est invité hier au Parlement irakien.
Excédé par les allusions méprisantes au prince des démons, le député yézédi Kameran Khaïri Saïd, élu sur la liste kurde, a interrompu le chef du gouvernement pour lui faire part de son mécontentement. « Monsieur le Premier ministre et Messieurs les ministres, mon intervention peut vous paraître étrange, mais nous nous sentons insultés quand, dans chacune de vos interventions et de vos communiqués, vous répétez l’expression : “Que Dieu nous préserve du diable” », a-t-il déclaré. « Chaque fois que ce mot est prononcé, mes collègues se tournent vers moi comme si j’étais le représentant du diable », a-t-il ajouté, provoquant les...