À première vue, la Toyota TF105 – une des monoplaces les plus régulièrement aux avant-postes depuis le début de la saison 2005 de F1– semble presque identique à sa devancière – la TF104B – qui n’était pourtant jamais parvenue à monter sur l’une des trois marches du podium. Comment ce gain de compétitivité est-il survenu ?
La réponse est l’incorporation de la philosophie Kaizen – l’amélioration permanente, impliquant tous les acteurs de l’entreprise, des dirigeants aux ouvriers de l’entreprise. Une démarche progressive et sans précipitation pour un rendement plus efficace !
« Si vous regardez toutes les monoplaces de F1 fabriquées par Toyota, de la première TF101, jusqu’à la TF105 avec laquelle nous avons couru le plus récemment, vous verrez qu’il s’agit d’un genre de morphisme », expliquait Mike Gascoyne, directeur technique châssis. « Mécaniquement, elles sont plus ou moins identiques, parce que le package de base était fondamentalement sain. Sur le plan aérodynamique par contre, il y a eu beaucoup plus de détails qui ont changé. »
Pour accélérer le développement et s’assurer que ce qui a fonctionné dans la soufflerie fonctionnera également en piste, le service aérodynamique a été restructuré pendant la dernière partie de l’année 2004.
Meilleure communication
« Nous avons changé la manière dont nous travaillons », affirme Gascoyne, « pour améliorer l’exactitude de ce que nous faisions, pour travailler d’une manière plus scientifique. Nous avons fait encore plus d’heures d’essais et appris de plus en plus de choses, réalisé de meilleures maquettes et voilà le résultat ! »
« Les logiciels que nous utilisons pour concevoir la voiture sont maintenant beaucoup plus sophistiqués qu’il y a 10 ou 20 ans », renchérissait Luca Marmorini, directeur technique moteur chez Toyota. « Par le passé, quand vous aviez installé le moteur dans la voiture, beaucoup d’éléments devaient encore être fignolés à la main, comme le câblage. Ce n’est plus le cas de nos jours ! »
« Travailler dans le même bâtiment signifie que nous avons une meilleure communication avec les concepteurs de moteur », reprend Gascoyne.
« Luca n’arrive pas en nous disant, “voilà le moteur, maintenant adaptez-le dans votre voiture.” Et vous pouvez voir les effets de ces relations de travail pas simplement en termes de points, mais également dans la rareté des problèmes mécaniques rencontrés cette saison », concluait Mike
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La réponse est l’incorporation de la philosophie Kaizen – l’amélioration permanente, impliquant tous les acteurs de l’entreprise, des dirigeants aux ouvriers de l’entreprise. Une démarche progressive et sans précipitation pour un rendement plus efficace !
« Si vous regardez toutes les monoplaces de F1 fabriquées par Toyota, de la première TF101, jusqu’à la TF105 avec laquelle nous avons couru le plus récemment, vous verrez qu’il s’agit d’un genre de morphisme »,...