L’euro s’est montré un peu vulnérable face au dollar en fin de la journée d’hier sur les marchés des changes internationaux, après un nouveau plus haut atteint depuis plus de deux mois à 1,2405 $ pendant la matinée. Ce mouvement est intervenu après la réunion du comité de politique monétaire de la Fed qui a décidé le relèvement d’un quart de point en pourcentage de son principal taux directeur de 3,25 % à 3,50 %, comme largement anticipé. Cette décision, qui s’est accompagnée d’un communiqué laissant entendre que la double hausse des prix du pétrole et des salaires constitue toujours le principal sujet de préoccupation des autorités monétaires américaines, a donc redonné un peu d’actualité aux placements en dollar sous le rapport de la rentabilité. Les opérateurs ont ainsi été sensibilisés par le fait que toute recrudescence des pressions inflationnistes, qui demeurent élevées selon la Fed, pourrait être synonyme de poursuite du resserrement monétaire aux États-Unis à plus long terme. Mais cette perspective a été neutralisée par l’annonce du département américain du Travail que la progression de la productivité a ralenti à 2,2 % (en rythme annuel) au 2e trimestre aux États-Unis contre 3,2 % au premier et que le coût unitaire du travail a haussé de seulement 1,3 % contre 3,6 % pendant la même période. De ce fait, La demande du dollar ne devait pas prendre beaucoup d’ampleur surtout que les opérateurs venaient d’apprendre un peu plus tôt dans la journée que l’Allemagne a dégagé un excédent commercial en hausse de 40 % à 16,8 milliards EUR en juin contre 12 milliards EUR en mai. L’euro est parvenu, en effet, à se soustraire aux influences baissières en provenance de l’écart qui s’est creusé entre son loyer (2 %) et celui du dollar (3,5 %), se négociant finalement à New York sur un ton plutôt résistant à 1,2368 $ contre 1,2350 $ la veille.
Bonne orientation des Bourses
La Bourse américaine a conforté ses gains hier après le relèvement par la Fed de son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage. Cette décision, déjà anticipée par le marché, a été plutôt rassurante pour les investisseurs après que la Fed eut jugé dans son communiqué qu’elle pouvait abandonner sa politique monétaire de taux avantageux « à un rythme mesuré », car l’inflation est restée basse ces derniers mois. En outre, le ralentissement de la productivité et du coût unitaire du travail aux États-Unis au 2e trimestre a également aidé le marché à se reprendre, d’autant que ce développement n’est pas porteur d’un regain d’inflation. Dans cette perspective, l’annonce d’une baisse de 0,8 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière est passée comme inaperçue ainsi que d’autres mauvaises nouvelles en provenance de sociétés cotées.
Les Bourses européennes ont continué sur leur lancée de la veille, profitant d’une petite détente des cours du pétrole qui n’a pas remis en cause l’engouement manifesté pour les sociétés productrices qui ont évolué à de nouveaux sommets, comme Total, Shell et BP. En outre, la publication de résultats de plusieurs sociétés (Gaz de France, Sopra Group, Deutsche Telekom, Allianz, REW…) a également soutenu la tendance.
La Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite, souffrant toujours de ventes bénéficiaires sur Solidere. Les actions A et B de celle-ci sont redescendues de respectivement 13,30 $ à 13,19 $ et de 13,25 $ à 13,12 $.
Élie KAHWAGI
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