L’équipe de France, forte des bons résultats de ses meilleurs représentants depuis le début de la saison, veut améliorer son record de médailles (3) remportées lors des Mondiaux d’athlétisme disputés en dehors de l’Hexagone.
Il y a deux ans, les Bleus avaient raflé un total de huit récompenses, mais ils étaient alors poussés par leur public au Stade de France.
En Finlande, ils essayeront déjà de faire mieux qu’à Rome (1987), Goeteborg (1995) et Séville (1999), où la France avait obtenu trois podiums. Cela permettrait aussi d’effacer le zéro pointé des premiers championnats du monde ici même à Helsinki en 1983.
Le président de la Fédération française d’athlétisme Bernard Amsalem est très optimiste. « J’espère une douzaine de finalistes, dont cinq médaillés. Je vois Christine Arron sur 100 m, Eunice Barber, Manuela Montebrun, Ladji Doucouré et Mehdi Baala, » a-t-il précisé, sans en écarter d’autres.
Comme en 2003, Barber, vice-championne du monde de l’heptathlon et championne du monde de la longueur, a l’occasion de lancer les Bleus sur de bons rails. Détentrice de la meilleure performance mondiale de l’année (6 889 points), elle entame aujourd’hui une revanche très attendue contre la Suédoise Carolina Kluft qui l’avait devancée il y a deux ans à l’heptathlon.
L’inconnue Nesterenko
À l’heure où elle aura terminé, Arron sera sans doute qualifiée pour les demi-finales du 100 m, où elle avait échoué l’an dernier aux Jeux d’Athènes. Une déception oubliée, assure la Guadeloupéenne, qui refuse le statut de favorite, conséquence logique de ses trois victoires en Golden League. La grande inconnue sur cette ligne droite est la forme de la championne olympique bélarusse Yulia Nesterenko, invisible cette saison.
Le 1 500 m suscite aussi beaucoup d’interrogations en l’absence du quadruple champion du monde en titre Hicham el-Guerrouj et de son premier dauphin Bernard Lagat. A priori, Mehdi Baala, vice-champion du monde, a un coup à jouer, mais la course s’annonce très dense.
La lutte sera également serrée sur 110 m haies, où Ladji Doucouré se présente avec la meilleure performance de la saison (12”97). Plus régulier, il semble à l’abri de son erreur commise sur l’avant-dernière haie lors de la finale olympique remportée par le Chinois Liu Xiang, dont la forme est incertaine.
Celle de Manuela Montebrun est excellente. La Lavalloise a amélioré son record de France (74,66 m) il y a un mois. Seul souci : la Russe Tatyana Lysenko a porté le record du monde à 77,06 m quelques jours plus tard. D’autres Bleus ont un coup à jouer. Sur un 100 m orphelin du détenteur du record du monde Asafa Powell et du triple champion du monde Maurice Greene, Ronald Pognon peut dans un bon jour accéder sur le podium derrière le favori, le champion olympique Justin Gatlin.
Relais en baisse
Naman Keita espère, lui, confirmer son bronze d’Athènes sur un 400 m haies qui est redevenu la chasse gardée des Américains en l’absence du double champion du monde dominicain Felix Sanchez, lequel sera très diminué à Helsinki, en raison d’une blessure à un pied.
Bouabdellah Tahri affrontera une autre armada, celle des Kényans d’Afrique ou du Golfe (Bahreïn et Qatar) sur 3 000 m steeple. Vanessa Boslak peut grappiller un podium à la perche, si les deux dauphines polonaises de la reine Yelena Isinbayeva commettent une erreur.
Les relais 4x100 m féminin et 4x400 m masculin auront en revanche du mal à conserver leurs titres, car la vitesse moyenne de leurs membres est moins élevée qu’il y a deux ans.
Sur le plan international, après son double échec d’Athènes, la Britannique Paula Radcliffe tente de nouveau le doublé 10 000 m marathon, mais en donnant la priorité au second. Quant à l’Éthiopien Kenenisa Bekele, il se contentera cette fois-ci du 10 000 m. Enfin, la Russie devrait confirmer son retour au premier plan, notamment chez les dames, où ses athlètes pourraient réaliser une razzia dans les concours.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’équipe de France, forte des bons résultats de ses meilleurs représentants depuis le début de la saison, veut améliorer son record de médailles (3) remportées lors des Mondiaux d’athlétisme disputés en dehors de l’Hexagone.
Il y a deux ans, les Bleus avaient raflé un total de huit récompenses, mais ils étaient alors poussés par leur public au Stade de France.
En Finlande, ils essayeront déjà de faire mieux qu’à Rome (1987), Goeteborg (1995) et Séville (1999), où la France avait obtenu trois podiums. Cela permettrait aussi d’effacer le zéro pointé des premiers championnats du monde ici même à Helsinki en 1983.
Le président de la Fédération française d’athlétisme Bernard Amsalem est très optimiste. « J’espère une douzaine de finalistes, dont cinq médaillés. Je vois Christine Arron sur 100...