L’ex-international français Youri Djorkaeff s’éclate au sein de l’équipe des Metrostars de New York, club de football qu’il a rejoint de l’autre côté de l’Atlantique en février.
« Je m’amuse beaucoup ici. Je ne pouvais pas rêver de meilleure fin de carrière. Vraiment, c’est la cerise sur le gâteau ! » À 37 ans, le champion du monde 1998 est véritablement sur le ton du plaisir, surtout lorsque les Metrostars s’imposent comme mercredi dernier face au FC Dallas au terme d’un match palpitant (3-2).
Virevoltant sur le front de l’attaque, Djorkaeff a été l’un des hommes- clés du match avec une passe décisive, un corner chirurgical pour la tête de Mike Magee, sans parler de son tir foudroyant qui termina sa course sur la barre transversale.
Contrairement aux tricolores préférant achever leur illustre carrière dans les juteux championnats du Golfe persique (Desailly, Lebœuf, Dugarry) afin d’amasser des millions, Djorkaeff a, lui, opté pour une toute autre aventure.
« J’avais envie de découvrir un nouveau championnat et aider les jeunes qui ont envie d’apprendre. J’ai trouvé le parfait équilibre ici. Le niveau équivaut à une bonne Ligue 2 en France, mais certaines équipes US pourraient très bien rivaliser avec certains clubs de Ligue 1 de bas de classement », prédit l’ex-pensionnaire de l’AS Monaco (1990-95) et du Paris-SG (1995-96), qui a établi ses quartiers à Manhattan avec toute sa famille, à une trentaine de kilomètres du stade.
« J’ai atterri dans une ville cosmopolite. Je suis arrivé à me créer un univers. Il faut dire qu’il y a beaucoup de Français et d’Arméniens ici. Cela facilite les choses », s’esclaffe-t-il.
« Exemple »
Sur le terrain, Djorkaeff fait surtout partager sa grande expérience du football de haut niveau avec le reste de ses coéquipiers.
« Indiscutablement, Youri est l’un des fers de lance de notre club. Un exemple pour tous, estime sans détours Bob Bradley, l’entraîneur des Metrostars. Aujourd’hui, il est un peu frustré car il n’a pas encore pu démontrer tout son potentiel. Mais cela ne va pas tarder. » Le Lyonnais, d’origine arménienne, dont le contrat court jusqu’à la fin de la saison 2005-2006, n’a pas été épargné par les blessures (mollet, adducteurs) depuis le début de la saison, ne disputant que douze des vingt rencontres des Metrostars pour trois buts marqués.
« Il faut savoir que je n’ai jamais soufflé depuis mon transfert de Blackburn (en Angleterre) aux États-Unis, se défend-il. Je l’ai payé. C’est pourquoi je viens de refaire du physique pendant deux semaines avec Pierre Barrieu (le préparateur physique français de l’équipe nationale des États-Unis). »
« Je ne suis pas encore à 100 %, mais je sens que cela revient petit à petit », précise celui qui, au temps de sa splendeur, était surnommé « The Snake » (le serpent).
Quand on l’interroge sur l’équipe de France, Djorkaeff avoue suivre les résultats avec beaucoup d’attention. « Dans mon cœur, je serai toujours un Bleu », lance-t-il plein d’émotion avant d’ajouter : « J’espère que les Bleus vont se qualifier. Y’a intérêt ! » Et c’est Youri le New-Yorkais d’adoption qui le dit !
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« Je m’amuse beaucoup ici. Je ne pouvais pas rêver de meilleure fin de carrière. Vraiment, c’est la cerise sur le gâteau ! » À 37 ans, le champion du monde 1998 est véritablement sur le ton du plaisir, surtout lorsque les Metrostars s’imposent comme mercredi dernier face au FC Dallas au terme d’un match palpitant (3-2).
Virevoltant sur le front de l’attaque, Djorkaeff a été l’un des hommes- clés du match avec une passe décisive, un corner chirurgical pour la tête de Mike Magee, sans parler de son tir foudroyant qui termina sa course sur la barre transversale.
Contrairement aux tricolores préférant achever leur...