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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro ferme après une croissance US décevante

L’euro s’est raffermi face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, terminant la semaine installé au-dessus du seuil de 1,21 $, alors que le billet vert marquait le pas et ne profitait plus significativement de la robustesse de l’économie américaine. Les opérateurs ont donc ignoré l’annonce par le groupement des directeurs d’achats de Chicago que le baromètre PMI mesurant l’activité industrielle dans cette région a fortement accéléré en juillet pour afficher 63,5 points contre 53,6 points en juin, ainsi que l’indice mesurant les nouvelles commandes qui a beaucoup augmenté, à 69,6 points contre 56,5 points pendant la même période. Il en est de même de la révision en hausse par l’Université du Michigan de son indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis qui a progressé à 96,5 points en juillet contre 96 points en juin et qui est passée comme inaperçue. En revanche, les investisseurs ont fait état du léger ralentissement de la croissance du PIB américain au 2e trimestre à 3,4 % (en rythme annuel) au lieu de 3,5 % comme attendu, contre 3,8 % au 1er trimestre, pour se débarrasser du dollar au profit de l’euro. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de la Commission européenne que l’indice de confiance économique dans la zone euro, qui résume l’opinion des entrepreneurs et des consommateurs, s’est de nouveau amélioré en juillet, progressant à 97,3 points contre 96,3 points en juin, ainsi que l’indice mesurant le climat des affaires dans cette région qui a aussi enregistré un regain, passant à 0,20 point contre –0,07 point pendant la même période. Ces chiffres européens, qui signalent un début d’embellie, ont donc capté beaucoup plus l’attention des opérateurs autrement sensibilisés par la hausse de 1,9 % des ventes de détail en Allemagne en juin et par la stabilité du moral des ménages français en juillet. En effet, l’euro est parvenu à préserver l’essentiel de ses gains de la semaine, se négociant finalement à New York sur un ton ferme à 1,2126 $ contre 1,2130 $ la veille. Les Bourses assommées par la flambée du pétrole La Bourse américaine est restée dans le rouge hier, ignorant de bons indicateurs économiques publiés aux États-Unis. La cote s’est ressentie de la nouvelle flambée du brut à plus de 60 $ le baril à New York, en raison des inquiétudes après un nouvel incident à la raffinerie du groupe BP au Texas. Les grands consommateurs de pétrole dans les secteurs de l’industrie et du transport ont donc été les plus affectés à cause des prises de bénéfices. Phénomène identique de l’autre côté de l’Atlantique où les Bourses européennes ont terminé en baisse hier après plusieurs journées de hausse continue. En plus des ventes bénéficiaires touchant les sociétés consommatrices de pétrole, les mauvais résultats trimestriels publiés par Siemens, TF1, Schneider Electric, Infogrames Entertainment… ont aussi pesé sur la tendance. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont éprouvé hier le besoin de souffler un peu après plusieurs journées de hausse. Elles ont, en effet, reculé de 13,74 $ à 13,63 $ et de 13,68 $ à 13,61 $ respectivement. Élie KAHWAGI



L’euro s’est raffermi face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, terminant la semaine installé au-dessus du seuil de 1,21 $, alors que le billet vert marquait le pas et ne profitait plus significativement de la robustesse de l’économie américaine. Les opérateurs ont donc ignoré l’annonce par le groupement des directeurs d’achats de Chicago que le baromètre PMI mesurant l’activité industrielle dans cette région a fortement accéléré en juillet pour afficher 63,5 points contre 53,6 points en juin, ainsi que l’indice mesurant les nouvelles commandes qui a beaucoup augmenté, à 69,6 points contre 56,5 points pendant la même période. Il en est de même de la révision en hausse par l’Université du Michigan de son indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis...