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Des piments rouges pour éloigner les éléphants des champs agricoles

Des agriculteurs du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), vont planter des piments rouges autour de leurs champs pour en éloigner les éléphants, une méthode douce préconisée par le Fonds mondial pour la nature (WWF). Dans les villages entourant Kiwandja, une localité située en bordure du parc national de la Virunga, à environ 75 km au nord de Goma (chef-lieu du Nord-Kivu), les pachydermes mènent depuis bientôt cinq ans des incursions dévastatrices, piétinant ou engloutissant les maigres récoltes des habitants. Les cultivateurs, furieux, se sont regroupés au sein d’un « Comité des sinistrés des éléphants » et ont exigé des autorités locales et des responsables du parc – habitat naturel des éléphants – que des mesures soient prises contre « ces diables destructeurs ». « En trois mois, cinq éléphants ont été tués par les habitants. Pour éviter un massacre, nous avons proposé d’expérimenter une nouvelle technique pour maintenir à distance les animaux, sans les mettre en danger », explique Kasereka Kambere Mwinbi, responsable local de WWF. « Nous nous sommes basés sur une expérience menée avec succès au Kenya et au Zimbabwe, qui consiste à planter une ceinture de piments d’environ dix mètres de large autour des champs », poursuit-il. « Les éléphants n’aiment pas l’odeur dégagée par le piment rouge et après quelques tentatives rebroussent chemin. Nous avons déjà reçu les semences, la germination débutera en août, puis les habitants pourront commencer à planter », ajoute-t-il.

Des agriculteurs du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), vont planter des piments rouges autour de leurs champs pour en éloigner les éléphants, une méthode douce préconisée par le Fonds mondial pour la nature (WWF).
Dans les villages entourant Kiwandja, une localité située en bordure du parc national de la Virunga, à environ 75 km au nord de Goma (chef-lieu du Nord-Kivu), les pachydermes mènent depuis bientôt cinq ans des incursions dévastatrices, piétinant ou engloutissant les maigres récoltes des habitants. Les cultivateurs, furieux, se sont regroupés au sein d’un « Comité des sinistrés des éléphants » et ont exigé des autorités locales et des responsables du parc – habitat naturel des éléphants – que des mesures soient prises contre « ces diables destructeurs ». «...