L’américain Pepsico, l’un des principaux géants mondiaux de la boisson et des snacks, continue d’entretenir le mystère sur ses appétits pour le français Danone, faisant fi des rumeurs persistantes d’OPA et des nombreuses réactions de la classe politique française.
Face à la vague d’inquiétude mêlée d’hostilité en France sur le thème d’une mainmise sur un fleuron français par une multinationale américaine, Pepsico oppose un « no comment » imperturbable depuis le début des rumeurs début juillet.
« Nous appliquons une stricte politique du zéro commentaire sur les rumeurs », a déclaré mardi la porte-parole de Pepsi, Ellen Palmer. Pepsico avait indiqué un peu plus tôt qu’il restait sur son démenti d’entrée dans le capital de Danone, publié le 6 juillet.
Toutefois, selon l’édition d’hier du quotidien économique britannique Financial Times, Pepsico aurait donné mandat à deux banques d’affaires, Morgan Stanley et UBS, pour monter un dossier de reprise du groupe Danone.
Selon des sources proches de Pepsico, sur lesquelles s’appuie le Financial Times, le groupe américain ne devrait pas lancer une offre publique d’achat hostile sur Danone.
Plus d’informations pourraient filtrer ces prochains jours, Danone publiant ses résultats aujourd’hui et Pepsi réunissant son conseil d’administration demain.
Interrogée sur l’actualité de déclarations de presse faites fin mai par le président des opérations de Pepsi International, Mike White, affirmant qu’une vingtaine de cibles en Europe avaient été identifiées en vue d’un rachat, Mme Palmer a déclaré « ne pas se souvenir » de ces propos.
M. White avait également précisé, dans un entretien au Financial Times Deutschland, qu’une opération en Europe serait destinée à « accroître la présence de Pepsi sur des marchés existants » et à augmenter les marges du groupe à l’international.
Les activités à l’international de Pepsico, qui représentent environ un tiers des bénéfices du groupe, ont vu leur bénéfice d’exploitation progresser de 23 % au deuxième trimestre, là où les snacks et boissons en Amérique du Nord ont progressé de 6 %.
Les visées de Pepsico divisent les analystes, la plupart jugeant toutefois probable une offre hostile.
Leader mondial des produits laitiers, et dans les tout premiers, selon les continents, pour l’eau en bouteille, les snacks et les céréales, « Danone peut intéresser Pepsi pour les produits laitiers et l’eau en bouteille, présente partout dans le monde », note Mark Swartzberg, analyste chez Legg Mason.
La société de conseil boursier First Invest fait aussi remarquer que Danone présente une complémentarité opportune avec les ambitions de Pepsi à l’international.
Selon le magazine français Challenge, qui avait sorti l’information selon laquelle Pepsi aurait pris une participation minoritaire de 3 % dans Danone, l’américain pourrait mettre jusqu’à 30 milliards de dollars sur la table pour s’offrir Danone, valorisé aujourd’hui à plus de 29 milliards de dollars.
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Face à la vague d’inquiétude mêlée d’hostilité en France sur le thème d’une mainmise sur un fleuron français par une multinationale américaine, Pepsico oppose un « no comment » imperturbable depuis le début des rumeurs début juillet.
« Nous appliquons une stricte politique du zéro commentaire sur les rumeurs », a déclaré mardi la porte-parole de Pepsi, Ellen Palmer. Pepsico avait indiqué un peu plus tôt qu’il restait sur son démenti d’entrée dans le capital de Danone, publié le 6 juillet.
Toutefois, selon l’édition d’hier...