Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Condamnations politiques et syndicales de la situation à la frontière

L’absence de solution à la crise à la frontière nord du pays continuait hier à susciter des réactions aussi bien dans les milieux politiques que syndicalistes. Le blocus syrien sur le Liban a ainsi fait l’objet d’un entretien entre le président des associations d’amitié France-Liban et France-Syrie, Gérard Bapt, et le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, en présence de M. Roger Eddé. M. Eddé a estimé que le Liban paie le prix de « la crise qui marque les relations entre le régime syrien et la communauté internationale », soulignant que les efforts de M. Bapt visaient à tenter de réchauffer les relations entre Beyrouth et Damas. Selon Roger Eddé, le patriarche a insisté sur la nécessité de préserver les relations particulières entre les deux peuples libanais et syrien « pour le bien commun dans toutes ses dimensions, économique, sociale et nationale ». De son côté, M. Bapt a indiqué que sa présence au Liban vise à « réorganiser les relations libano-syriennes qui connaissent certaines difficultés ». Le rôle de la France est d’aider le Liban et la Syrie, notamment à l’Onu, a-t-il ajouté. Affirmant qu’il ne mène aucune médiation entre les deux pays, Gérard Bapt, qui s’est rendu tout récemment à Damas, a indiqué que le message qu’il avait transmis à Beyrouth et à Damas était axé sur la nécessité pour tout le monde de repartir sur de nouvelles bases. De son côté, le député du Kesrouan, Nehmetallah Abinasr, s’est demandé, dans un communiqué, si la condition sine qua non pour l’application du traité de fraternité et de coopération entre le Liban et la Syrie était « la présence des forces syriennes au Liban ». « Il est temps d’établir des bases saines et équilibrées pour les relations entre les deux États et de sortir de l’équation infernale qui impose au Liban l’une des deux options suivantes : la tutelle syrienne ou l’hostilité, l’isolement, la fermeture des frontières, la menace des intérêts libanais à partir du moment où le Liban réclame la souveraineté et les relations saines avec la Syrie », a poursuivi M. Abinasr. Le député s’est demandé s’il n’existe pas de « mauvaises intentions au sein du pouvoir syrien », au vu des développements de ces derniers jours, faisant assumer la responsabilité du maintien de la crise au cabinet démissionnaire et à son président, Nagib Mikati, qui n’ont pas su, selon lui, défendre le pays devant les instances internationales et dénoncer les atteintes aux conventions internationales sur le commerce et le libre-échange. La Fédération générale des syndicats de producteurs agricoles au Liban et le président du syndicat des entrepreneurs, Fouad el-Khazen, ont également déploré la poursuite de la crise sans solution viable à l’horizon. Les deux formations syndicales ont plaidé pour des initiatives officielles auprès des autorités syriennes visant à résoudre le problème dans les plus brefs délais, initiatives qui seraient appuyées par le secteur privé, a souligné M. Khazen.

L’absence de solution à la crise à la frontière nord du pays continuait hier à susciter des réactions aussi bien dans les milieux politiques que syndicalistes. Le blocus syrien sur le Liban a ainsi fait l’objet d’un entretien entre le président des associations d’amitié France-Liban et France-Syrie, Gérard Bapt, et le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, en présence de M. Roger Eddé. M. Eddé a estimé que le Liban paie le prix de « la crise qui marque les relations entre le régime syrien et la communauté internationale », soulignant que les efforts de M. Bapt visaient à tenter de réchauffer les relations entre Beyrouth et Damas. Selon Roger Eddé, le patriarche a insisté sur la nécessité de préserver les relations particulières entre les deux peuples libanais et syrien « pour le bien commun dans...