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L’Italien Dario Frigo arrêté (photo)

Un coureur du Tour de France cycliste, l’Italien Dario Frigo, a été arrêté hier à son hôtel à Courchevel au matin de la onzième étape, après l’interpellation de son épouse avec des produits « vraisemblablement dopants ». Dario et Susanna Frigo ont été déférés en fin d’après-midi au parquet d’Albertville, après avoir été entendus par la police judiciaire au commissariat de Chambéry où ils étaient placés en garde à vue, selon une source judiciaire. Le couple sera mis en examen pour un délit douanier, a-t-on appris auprès du procureur de la République. Le procureur a précisé qu’il n’avait pas requis de placement en détention et que les époux Frigo seraient remis en liberté sous contrôle judiciaire. Susanna Frigo a fait l’objet d’un contrôle de routine des douanes lundi soir sur l’autoroute A43 en Savoie. Dans son coffre, les douaniers ont découvert, dissimulées dans un thermos rempli de glace, une dizaine d’ampoules, selon la même source. Les produits saisis ont été envoyés au Luxembourg pour analyse. L’affaire rappelle par plusieurs aspects l’affaire Rumsas, du nom du coureur lituanien (3e du Tour de France 2002) dont la femme avait été arrêtée en possession d’un stock de produits interdits à la frontière franco-italienne. Frigo occupait la 52e place du classement après dix étapes (à 20 min 32 sec). « C’est une affaire qui concerne Dario Frigo mais pas l’équipe Fassa Bortolo. C’est ce que nous a dit la police », a déclaré à l’AFP le directeur sportif de la formation italienne, Bruno Cenghialta. De l’eau salée Le directeur du Tour Jean-Marie Leblanc a estimé pour sa part que « si les accusations de dopage sont confirmées, Frigo sera un récidiviste ». « Pour l’instant, c’est un acte isolé, a renchéri son adjoint Christian Prudhomme. C’est tout sauf un coup de massue pour la direction du Tour. Si les gens qui trichent se font virer, c’est tout ce que nous souhaitons. » Frigo, qui est âgé de 31 ans, a déjà fait parler de lui sur le front du dopage. En 2001, il avait quitté le Giro dont il occupait la deuxième place, à trois jours de l’arrivée, après la découverte de produits dopants dans sa chambre. Il avait ensuite été suspendu six mois. Frigo avait appris alors que parmi les produits analysés figurait une fiole d’eau salée au lieu d’un nouveau transporteur d’oxygène qu’il avait payé au prix fort. Par la suite, l’Italien surnommé « le petit lord », lors de son début de saison irrésistible en 2001 (Paris-Nice, Tour de Romandie, neuf jours leader du Giro), a continué à glaner par-ci par-là quelques victoires sans retrouver toutefois son niveau antérieur. Il a ainsi remporté une étape alpestre du Tour de France 2002 (à Cluses). Le précédent Massi Depuis ses débuts en 1995, le Lombard compte une vingtaine de succès à son palmarès. « S’il est récidiviste, cela veut dire qu’il fait partie de cette génération qui doit disparaître au plus vite de la circulation au profit des jeunes coureurs respectueux des règles de l’éthique », a estimé Jean-Marie Leblanc. Frigo n’est pas le premier coureur à ne pouvoir poursuivre le Tour à cause d’une opération de police. En 1998, dans une course chamboulée par l’affaire dite Festina, son compatriote Rodolfo Massi (alors porteur du maillot à pois du meilleur grimpeur) avait connu pareille mésaventure. « La police fait son travail. (...) Ses interventions sont un élément important dans la lutte contre le dopage », a souligné le directeur du Tour. L’affaire ne peut que compliquer la recherche engagée par le manageur de la formation italienne (l’une des vingt équipes du ProTour), Giancarlo Ferretti, pour trouver un repreneur à Fassa Bortolo, qui a annoncé de longue date son retrait pour fin 2005. « C’est un énorme dommage pour nous. Frigo est une canaille. Je l’avais repris en pensant qu’il avait changé après l’affaire de 2001, mais je m’étais trompé », a affirmé Giancarlo Ferretti depuis Rome. Ce n’est pas la première fois que l’Italien Dario Frigo se retrouve mêlé à une histoire de dopage. Cette fois-ci, il sera probablement banni pour de bon.
Un coureur du Tour de France cycliste, l’Italien Dario Frigo, a été arrêté hier à son hôtel à Courchevel au matin de la onzième étape, après l’interpellation de son épouse avec des produits « vraisemblablement dopants ».
Dario et Susanna Frigo ont été déférés en fin d’après-midi au parquet d’Albertville, après avoir été entendus par la police judiciaire au commissariat de Chambéry où ils étaient placés en garde à vue, selon une source judiciaire.
Le couple sera mis en examen pour un délit douanier, a-t-on appris auprès du procureur de la République.
Le procureur a précisé qu’il n’avait pas requis de placement en détention et que les époux Frigo seraient remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Susanna Frigo a fait l’objet d’un contrôle de routine des douanes lundi soir sur...