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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro poursuit sa rapide ascension face au dollar

La monnaie européenne a continué de rebondir hier sur les marchés des changes internationaux pour s’installer allégrement au-dessus du seuil de 1,22 $, son plus haut niveau depuis le 18 juin. Les cambistes ont continué d’attribuer ce rebond à une phase de repli généralisé du billet vert face à l’ensemble des autres grandes monnaies, causée par des ajustements dans les portefeuilles des spéculateurs entraînés par un regain d’inquiétudes sur les déficits américains. Selon ces mêmes milieux, les spéculateurs, qui étaient fortement à court d’euros après une chute de 11 % de la monnaie unique depuis le début de l’année, ne cessaient hier de la racheter. Cela d’autant qu’ils attendaient avec beaucoup de circonspection la publication aujourd’hui des chiffres de la balance commerciale américaine pour mai, qui devraient faire ressortir un déficit encore vaste autour de 57 milliards de $. En outre, la monnaie unique a été soutenue par des informations de presse selon lesquelles la Banque centrale des Émirats arabes unis envisagerait de diversifier ses réserves de changes pour consacrer 5 % à l’euro, considéré comme bon marché à l’heure actuelle. Et bien que les Émirats aient des réserves de seulement 19 milliards de $, ce geste a rappelé que la question de diversification est toujours d’actualité, laissant croire que l’euro pourrait connaître une progression plus marquée si ce point de vue était partagé par d’autres pays du Golfe. Ce regain d’intérêt pour la monnaie unique a été renforcé aussi par les commentaires du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, qui a estimé hier, dans un entretien au Financial Times, que la croissance économique de la zone euro va se redresser progressivement sur les prochains trimestres. Il en est de même de la publication de statistiques selon lesquelles l’indicateur du climat des affaires dans l’industrie française s’est établi à 102 points en juin, comme en mai, contre 98 points en avril, ce qui a rassuré les détenteurs de l’euro. Cela étant, les marchés ont ignoré les propos attribués au président du Conseil économique de la Maison-Blanche, Ben Bernanke, affirmant que les États-Unis connaissent actuellement une période « d’expansion économique saine et durable ». Ils ont donc continué à privilégier l’euro qui a regagné davantage du terrain, se négociant finalement à New York à 1,2240 $ contre 1,2070 $ la veille, en nouvelle et forte hausse de 1,41 %. Orientation mitigée des Bourses La Bourse américaine est parvenue à se soustraire aux influences baissières en provenance de la nouvelle flambée des prix du pétrole alors que se forme un nouvel ouragan dans le golfe du Mexique, réveillant les craintes des investisseurs sur l’approvisionnement. Les perspectives encourageantes de l’économie américaine, conjuguées aux bons résultats de Pepsico qui a dégagé un bénéfice net de 1,19 milliard de $ au 2e trimestre, en hausse de 12,2 % sur la même période de l’an dernier, ont finalement soutenu la tendance. En revanche, les Bourses européennes ont manqué d’impulsions, souffrant de ventes bénéficiaires après les progressions de vendredi et lundi. Et malgré les bons résultats de Volkswagen, de Carrefour, d’Alcatel et de L’Oréal, elles ont subi de plein fouet la hausse des cours du pétrole. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont abandonné tous leurs gains de la veille sur des prises de bénéfices, reculant de 13,16 $ à 12,80 $ et à 12,73 $ respectivement. Élie KAHWAGI
La monnaie européenne a continué de rebondir hier sur les marchés des changes internationaux pour s’installer allégrement au-dessus du seuil de 1,22 $, son plus haut niveau depuis le 18 juin. Les cambistes ont continué d’attribuer ce rebond à une phase de repli généralisé du billet vert face à l’ensemble des autres grandes monnaies, causée par des ajustements dans les portefeuilles des spéculateurs entraînés par un regain d’inquiétudes sur les déficits américains. Selon ces mêmes milieux, les spéculateurs, qui étaient fortement à court d’euros après une chute de 11 % de la monnaie unique depuis le début de l’année, ne cessaient hier de la racheter. Cela d’autant qu’ils attendaient avec beaucoup de circonspection la publication aujourd’hui des chiffres de la balance commerciale américaine pour...