Le plan de secours établi semble avoir bien fonctionné
le 09 juillet 2005 à 00h00
Le plan longuement répété par les services de secours semble avoir bien fonctionné après les attentats de Londres jeudi, malgré l’énorme ampleur de la tâche des sauveteurs. La ville de « Londres s’est très bien préparée à un événement comme celui-là » depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, et « ces préparatifs ont été payants », selon Ron Mountain, expert en gestion des catastrophes à l’Université de Conventry. Quelques minutes après les premières attaques dans le métro à Aldgate et King’s Cross, les grands hôpitaux ont envoyé un message à tous les membres de leur personnel évoquant un « incident majeur » et les appelant à se présenter d’urgence. Au même moment, on libérait des lits, on annulait les opérations pas urgentes et on diffusait aux radios un message demandant au public de n’appeler les urgences que pour les cas les plus graves. À l’hôpital de Great Ormond Street, la cantine du personnel a été transformée en une demi-heure en centre de triage des arrivants en fonction de la gravité de leurs blessures. Sur les lieux des attentats, les ambulances sont arrivées rapidement et en nombre suffisant. Les témoins ont décrit le ballet des ambulances pendant toute la matinée à King’s Cross. Les blessés le moins grièvement atteints ont été traités dans des hôtels. Quelque 170 blessés légers ont également été acheminés au Royal London Hospital à bord de six bus. Coup de chance singulier au cœur de l’horreur : l’explosion, qui a littéralement décapité un bus à impériale, a eu lieu à Russell Square, juste devant l’immeuble du syndicat des médecins BMA. Des dizaines de praticiens sont immédiatement accourus pour s’occuper des victimes.
Toute l’évacuation a été conduite en fonction d’un plan constamment adapté par les autorités d’une ville qui se savait menacée d’une attaque massive.
Le plan stratégique d’urgence de Londres, encore révisé le printemps dernier, contient des procédures parant à toute éventualité, jusqu’à l’opération Sassoon, c’est-à-dire l’évacuation complète de la capitale britannique.
En l’absence de Tony Blair, qui accueillait les autres chefs d’État et de gouvernement du G8 à Gleneagles, c’est le ministre de l’Intérieur Charles Clarke qui a organisé la première réunion du comité ministériel de crise Cobra.
C’est là aussi, sans doute, que le plan Access Overload Control (contrôle de la surcharge des lignes) a été imposé aux opérateurs de téléphonie portable.
Les entreprises aussi, notamment dans la City, tenaient prêts des plans détaillés.
Les Britanniques ont reçu l’année dernière une brochure de 24 pages leur indiquant l’attitude à adopter en cas de crise majeure. Le document, envoyé dans tous les foyers, était aussi disponible sur simple demande dans de nombreuses langues étrangères.
Le plan longuement répété par les services de secours semble avoir bien fonctionné après les attentats de Londres jeudi, malgré l’énorme ampleur de la tâche des sauveteurs. La ville de « Londres s’est très bien préparée à un événement comme celui-là » depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, et « ces préparatifs ont été payants », selon Ron Mountain, expert en gestion des catastrophes à l’Université de Conventry. Quelques minutes après les premières attaques dans le métro à Aldgate et King’s Cross, les grands hôpitaux ont envoyé un message à tous les membres de leur personnel évoquant un « incident majeur » et les appelant à se présenter d’urgence. Au même moment, on libérait des lits, on annulait les opérations pas urgentes et on diffusait aux radios un message...
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