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Philippines Arroyo prête à se soumettre à une procédure de destitution

La présidente philippine Gloria Arroyo s’est dit prête hier à se soumettre à une procédure de destitution pour réfuter les accusations de fraude électorale de l’opposition et mettre fin à une crise qui menace son mandat. Le porte-parole de la présidente a déclaré que « la destitution n’est pas justifiée et ne sera qu’une perte de temps », a déclaré Ignacio Bunye dans un communiqué. « Mais si cela est le seul moyen de mettre fin aux dénigrements et à la démagogie politique actuels, alors nous sommes favorables à la mesure du président (de la Chambre des représentants) Jose de Venecia », a dit son porte-parole dans un communiqué. M. de Venecia, un allié de la présidente, s’est dit prêt à donner suite à la procédure de destitution lancée au Parlement le mois dernier par un avocat qui affirme que la présidente a trahi la confiance de la nation. Mme Arroyo est au centre d’un scandale déclenché par la publication d’enregistrements téléphoniques où on entend une voix qui serait la sienne demander à un interlocuteur que son avance d’un million de voix à la présidentielle de mai 2004 soit maintenue. L’opposition l’accuse d’avoir triché pour l’emporter (d’un million de voix ) contre l’acteur Fernando Poe, et réclame sa démission. Des membres de l’opposition ont exprimé leurs doutes sur la procédure de destitution, estimant qu’elle avait peu de chance d’aboutir et représentait un piège. L’opposition a choisi d’encourager plutôt les manifestations en vue de rallier des acteurs-clés, comme l’armée, l’Église catholique ou les classes moyennes. Le nombre de participants est cependant resté limité jusqu’à présent.

La présidente philippine Gloria Arroyo s’est dit prête hier à se soumettre à une procédure de destitution pour réfuter les accusations de fraude électorale de l’opposition et mettre fin à une crise qui menace son mandat.
Le porte-parole de la présidente a déclaré que « la destitution n’est pas justifiée et ne sera qu’une perte de temps », a déclaré Ignacio Bunye dans un communiqué. « Mais si cela est le seul moyen de mettre fin aux dénigrements et à la démagogie politique actuels, alors nous sommes favorables à la mesure du président (de la Chambre des représentants) Jose de Venecia », a dit son porte-parole dans un communiqué.
M. de Venecia, un allié de la présidente, s’est dit prêt à donner suite à la procédure de destitution lancée au Parlement le mois dernier par un avocat qui affirme...