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Soudan Tourabi lance une offensive contre la Constitution provisoire et le régime

Aussitôt libéré, l’islamiste Hassan Tourabi a lancé une offensive contre le régime militaire soudanais en récusant la Constitution transitoire, pièce maîtresse de l’accord de paix entre le nord et le sud. La Constitution transitoire a été rédigée par un comité de rédaction constitué essentiellement de représentants du pouvoir et du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) de John Garang, avec lequel Khartoum avait signé le 9 janvier à Nairobi un accord global de paix. La Constitution de transition doit entrer en vigueur le 9 juillet, marquant le début d’une période de six ans à l’issue de laquelle les sudistes de Garang, majoritairement des animistes et des chrétiens, seront consultés pour savoir s’ils souhaitent se maintenir dans un Soudan uni ou constituer un État indépendant. « Pour la première fois dans le monde, une Constitution détermine la majorité qui doit gouverner un pays, alors que cette question doit être laissée au peuple », a déclaré Tourabi en retrouvant ses partisans, jeudi, à l’issue de quinze mois de détention, sous l’accusation de participation à une tentative de coup d’État. « La liberté est encore absente du pays », a encore dit Tourabi, en costume traditionnel soudanais, devant ses militants enthousiastes venus nombreux pour l’accueillir devant le siège de son parti à Khartoum. Le dirigeant islamiste s’est plaint de la censure des journaux, des restrictions sur l’activité des partis et de l’interdiction des manifestations. « Je ne crois pas que Tourabi puisse être un bon partenaire pour le gouvernement. Il a encore une large marge de manœuvre et peut constituer un danger pour le Congrès national » (CN - coalition au pouvoir), souligne l’analyste soudanais Mortada Ghali. Tourabi est à la tête du Congrès populaire (CP), une formation islamiste rivale du CN, qui continue à bénéficier d’un large soutien populaire, notamment auprès des étudiants et des organisations féminines, ainsi que d’un appui au Parlement. Mentor du général Omar Hassan el-Béchir lors du coup d’État militaire de 1989, qui avait porté ce dernier au pouvoir, M. Tourabi est devenu son pire ennemi après avoir été évincé du pouvoir en 1999 et emprisonné.

Aussitôt libéré, l’islamiste Hassan Tourabi a lancé une offensive contre le régime militaire soudanais en récusant la Constitution transitoire, pièce maîtresse de l’accord de paix entre le nord et le sud. La Constitution transitoire a été rédigée par un comité de rédaction constitué essentiellement de représentants du pouvoir et du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) de John Garang, avec lequel Khartoum avait signé le 9 janvier à Nairobi un accord global de paix. La Constitution de transition doit entrer en vigueur le 9 juillet, marquant le début d’une période de six ans à l’issue de laquelle les sudistes de Garang, majoritairement des animistes et des chrétiens, seront consultés pour savoir s’ils souhaitent se maintenir dans un Soudan uni ou constituer un État indépendant.
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