Les ventes de musique en ligne pourraient atteindre en 2008 jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires des maisons de disques, et continuer ainsi d’aider au redressement de leurs finances entamé au deuxième semestre 2004, indique l’OCDE dans une étude publiée cette semaine.
L’étude insiste sur le fait que 2004 a marqué « un tournant » dans ce secteur, où les offres légales de téléchargement ont d’abord souffert plusieurs années de catalogues peu fournis ou de la notoriété des sites d’échange gratuit.
Mais plusieurs services sont apparus l’an dernier dans le sillage du iTunes Music Store d’Apple, et « fin 2004 on dénombrait 230 sites offrant plus d’un million de morceaux aux États-Unis et en Europe », écrivent les auteurs du rapport, Sacha Wunsch-Vincent et Graham Vickery.
Les ventes de musique en ligne, ajoutent-ils, « devraient être multipliées par trois ou cinq d’ici à 2008, pour atteindre 5 à 10 % des recettes » des maisons de disques, contre « 1 % à 2 % » aujourd’hui.
Indirectement ces ventes profitent à d’autres, au-delà de la seule industrie du disque.
Elles ont également « d’importantes retombées économiques positives sur les fabricants d’électronique grand public (commercialisant les baladeurs, ndlr), les industries de l’informatique et des télécommunications et les nouveaux intermédiaires numériques, par exemple les logiciels de gestion de droits numériques », poursuit l’étude.
Cette semaine, Warner Music – une des quatre « majors » du disque avec Universal Music, Sony-BMG et EMI – a indiqué que sur les trois premiers mois de 2005 ses recettes dans le numérique avaient atteint 4,6 % du total.
En valeur, soit 35 millions de dollars, elles ont même dépassé le chiffre réalisé sur l’ensemble de l’exercice précédent clos fin octobre, a ajouté Warner Music, racheté début 2004 à Time Warner par un consortium d’investisseurs.
De son côté le britannique EMI, revenu dans le vert en 2004/05 grâce à ses économies de coûts, a affirmé avoir triplé sur un an (à 2,5 % du total) ses ventes de musique numérique, incluant les sonneries pour téléphones portables et les téléchargements à partir des sites légaux.
L’étude de l’OCDE souligne par ailleurs aussi qu’environ un tiers des internautes des pays de l’Organisation ont déjà téléchargé des fichiers sur les réseaux P2P (peer-to-peer, d’ordinateur à ordinateur) et que « le nombre d’utilisateurs simultanés sur l’ensemble de ces réseaux atteignait près de 10 millions en octobre 2004 ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les ventes de musique en ligne pourraient atteindre en 2008 jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires des maisons de disques, et continuer ainsi d’aider au redressement de leurs finances entamé au deuxième semestre 2004, indique l’OCDE dans une étude publiée cette semaine.
L’étude insiste sur le fait que 2004 a marqué « un tournant » dans ce secteur, où les offres légales de téléchargement ont d’abord souffert plusieurs années de catalogues peu fournis ou de la notoriété des sites d’échange gratuit.
Mais plusieurs services sont apparus l’an dernier dans le sillage du iTunes Music Store d’Apple, et « fin 2004 on dénombrait 230 sites offrant plus d’un million de morceaux aux États-Unis et en Europe », écrivent les auteurs du rapport, Sacha Wunsch-Vincent et Graham Vickery.
Les ventes de musique en...